dEUS lâche un album-surprise, clip et streaming à l’appui

"Ceci n’a rien d’un habile stratagème marketing ou d’une tentative de saisir l’air du temps, mais plus simplement nous cherchons à sortir notre musique tant qu’elle est encore fraîche." C’est en ces termes que Tom Barman et sa bande ont annoncé ce matin la publication aujourd’hui même via iTunes d’un nouvel album de dEUS, à peine huit mois après le beau retour en forme de Keep You Close. Et d’ajouter : "On est en 2012 putain, l’idée d’attendre des mois pour sortir quelque chose semble tellement obsolète." Oui, cent fois oui, et merci Tom.

Construit autour d’un certain nombre de "chutes" du précédent, autoproduit et décrit comme "plus léger et lumineux", Following Sea compte dix titres et verra le jour en vinyle et CD dans tout juste une semaine. En attendant, outre le "gainsbourien" Quatre Mains, single baroque et politique doublement surprenant pour sa prose en français et son atmosphère tendue aux accents cold wave, les allergiques aux pommes digitalisées pourront déjà se rabattre sur un streaming intégral et compter les pépites nées de cet accès de spontanéité, du romantisme uptempo de Sirens à la dramaturgie saturée du massif One Thing About Waves en passant par le funk-rock interlope de Girls Keep Drinking, la mélancolie jazzy de Nothings, le blues narcotique de The Give Up Gene ou le post-punk incandescent de Fire Up The Google Beast Algorithm.


Ce track by track filmé permettra en outre aux fans de la première heure d’en apprendre davantage sur la genèse et le sens des chansons. Quant à la vidéo de Quatre Mains, un morceau "qui donne envie de sortir pour conduire", Barman livre à Drowned In Sound tous les petits "trucs" employés par le groupe pour composer avec son budget réduit, entre autres anecdotes sur une pluie qui ne vint jamais, un disque de Air Hockey designé d’après une cover d’ELO et un mouton particulièrement professionnel.

News - 01.06.2012 par RabbitInYourHeadlights
 


Streaming du jour // 13 septembre 2011

Époque difficile que la nôtre où la musique est devenue bien de consommation rapide au point qu’il suffit d’un raté pour voir sévèrement éraflée aux oreilles de la jeune génération la réputation d’un groupe tel que dEUS.