Le streaming du jour #824 : Luke Howard - ’Sun, Cloud’

Après Lubomyr Melnyk et Tiny Leaves, lyrisme minimal et poésie texturée s’entrecroisent à nouveau chez cette troisième sensation néo-classique de l’année. Remarqué au Montreux Jazz Festival pour ses performances en compétitions de piano solo mais également familier des compositions pour le théâtre et le grand écran, Luke Howard s’est entouré, outre ses compagnons d’armes du combo Magnolia, de deux orchestres symphoniques pour donner de l’élan aux compositions radiantes et pastorales de ce premier album solo, hommage avoué à son homonyme météorologue pionnier il y a plus de deux siècles de la classification des nuages.

Enregistré entre Melbourne, Oslo et les studios Sundlaugin et Greenhouse de Reykjavík respectivement fréquentés par Sigur Rós et l’équipe de Bedroom Community, c’est en effet tout là-haut que nous emmène le gracile Sun, Cloud dont le souffle épuré et la parfaite balance entre piano intimiste et orchestrations saillantes culmine sur le crescendo presque post-rock d’un August pas loin de la ferveur du Takk... des sus-nommés Islandais, mais également sur le diptyque Schlusshymne / Liminal que n’aurait pas renié Joe Hisaishi avec son violoncelle passant du tragique le plus poignant à la plus douce mélancolie.

Pas étonnant de retrouver sur le CV de l’Australien des mentions d’assistant de luxe pour Valgeir Sigurðsson, Ben Frost, Daníel Bjarnason, Nico Muhly ou Nadia Sirota, noyau dur du label précédemment cité auquel sa finesse d’évocation (A Softer World), ses fourmillements électroniques discrets (Slumber) et autres affleurements sismiques (des saturations de Nachtsonne aux pics grondants du morriconien Pan) n’ont plus rien à envier :


Streaming du jour - 23.07.2013 par RabbitInYourHeadlights
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mercredi 24 avril 2019


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