Slowdive n’est pas mort ! Rien de nouveau sous le soleil certes, le groupe s’étant reformé en 2014 pour une tournée qui l’avait d’ailleurs conduit dans l’hexagone, notamment à La Route du Rock ou à la Villette Sonique. Ces concerts, bien que convaincants, n’avaient toutefois pas la même saveur que la promesse d’un nouveau disque.
Et c’est de cette information qu’il est question aujourd’hui, Phil Waldorf, patron du label Dead Oceans se félicitant de voir le quintet garnir ses rangs : "Nous exultons à l’idée de travailler sur le nouvel album de Slowdive. J’ai vu Slowdive pour la première fois quand j’étais adolescent, en 1991, au Club 9:30 de Washington DC. Je me souviens que c’était une vraie révélation – la manière dont le groupe utilisait les textures et les tonalités, je n’avais jamais rien entendu de similaire avant ça, et ça m’a marqué pendant longtemps. De ces concerts qui agissent sur vous comme un rite d’initiation. Non seulement c’était incroyable de voir Slowdive, mais c’était mon premier contact avec un son qui m’a amené à explorer tous les genres musicaux. Plus de vingt ans après, leur musique est toujours aussi essentielle et pertinente. On est impatients de partager les nouveaux morceaux avec les vieux fans, comme avec les nouveaux".
Promesse d’un nouveau disque certes, mais la découverte concrète d’un premier single constitue la véritable information de la journée. Le chanteur Neil Halstead décrit d’ailleurs la démarche suivie par le groupe : "Quand on a décidé de se reformer en 2014, on voulait vraiment faire de la musique nouvelle. Il nous a fallu pas mal de concerts et quelques faux départs pour en arriver là, mais c’est avec fierté et une certaine excitation que l’on sort ‘Star Roving’. On espère vraiment que le public va aimer, ça fait partie d’un tas de nouveaux morceaux sur lesquels on a travaillé récemment. C’est toujours aussi fun et évident de jouer ensemble, c’est la même symbiose que lorsqu’on a commencé".
En l’occurrence, là où l’accumulation de reformations douteuses laissait émerger un certain scepticisme, les premières nappes vaporeuses, le chant appliqué de Neil Halstead, la batterie martiale de Simon Scott et les chœurs mélodieux de Rachel Goswell, désormais membre du super-groupe Minor Victories, nous emportent immédiatement sur ce Star Roving qui laisse présager un bien beau disque de la part de ceux qui n’avaient rien produit depuis le 6 février 1995 et la sortie de Pygmalion.