Le streaming du jour #1851 : Alois - ’Mints’
Premier long-format du quatuor suisse Alois, Mints constitue un recueil de pop songs lumineuses plaisantes, proposant à l’auditeur d’effectuer un voyage de treize étapes vers des contrées aussi calmes que psychédéliques.
Les musiciens précisent d’emblée que leurs chansons ont essentiellement été enregistrées ces trois dernières années, bien que la composition de certaines date de 2008. S’ils s’appuient sur le percussionniste Lukas Weber et le bassiste Pascal Eugster, Florian Schneider et Martin Schenker semblent néanmoins être les principaux artisans de cette oeuvre pop radieuse.
En effet, si le premier officie à la batterie, il a également assuré l’enregistrement et le mixage du disque, tandis que le second compose l’essentiel des titres sur lesquels il pose sa voix, mais également un jeu de guitare mélodieux et quelques nappes de synthétiseurs.
Agréable, Mints n’en est pas moins ambitieux dans un registre downtempo idéal pour accompagner un moment de farniente. Dès le Credo initial, cette légèreté émane de quelques accords de guitare rappelant la luminosité et la candeur de Mac DeMarco. Le combo de Lucerne maintient le cap avec Meant To Stay en formant un cocon onirique dont la tranquillité est évidente, avec une progression qui favorise une montée en puissance sur le plan rythmique dont l’écho est évident au niveau émotionnel.
Des synthés feutrés de Flowers à la pop d’Isolator partageant une sensibilité similaire au post-dub décomplexé de New Artform en passant par l’ambient stellaire des interludes Addicted Pt 1. et Pt. 2, Alois emprunte des directions diverses, jusqu’à l’ovni Hey Girl dont les polyrythmies prennent corps autour d’effets d’autotune appliqués sur la voix du Suisse.
Si ce patchwork sonore n’échappe pas toujours à l’aspect compilé souvent inhérent à ces premiers longs-formats dont la genèse s’étale sur près d’une décennie, Alois contient suffisamment de bonnes idées pour satisfaire la curiosité des amateurs de cette pop bricolée dont l’aspect feutré dissimule à peine une mélancolie latente.

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