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Richard Kapp - A Tie For Free
Si je ne vous ai pas parlé de cet album l’an dernier, c’est bien parce que je ne le connaissais pas encore. Car sinon, et ceux qui subissent ma passion sans borne pour The Divine Comedy vous le confirmeront, vous n’y auriez pas coupé. ![]() 1. A Tie For Free
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Année de sortie : 2006
Un songwriter autrichien multicasquettes (auteur, compositeur, producteur, arrangeur et multi-instrumentiste) chassant sans le moindre complexe sur les terres de Neil Hannon, vous y croyez, vous ? Et pourtant, dès le morceau d’ouverture de A Tie For Free , premier album sorti en mai dernier, l’évidence s’impose : voix profonde et arrangements savants, ce même mélange de candeur romantique et d’ironie facétieuse, un talent certain pour observer la société avec humour et dérision, le lyrisme des mélodies et du chant, c’est bel et bien au côté de The Divine Comedy que l’on tentera d’abord de ranger Richard Kapp, du moins jusqu’à ce qu’on réalise à quel point l’idée était réductrice.
On croise également sur A Tie For Free des sonorités nu-jazz (Watching The Sea), rock (le final de Goodbye, Society !), folk (No Lovesong), smooth-jazz (Slowmotion Street), acid-jazz (Too Much Logic), bossa-nova (le formidable Favourite Day) ou même slaves : Who Is Losing Sleep Over That ?, qui doit beaucoup à l’accent de son auteur-narrateur le musicien country islandais Gis Johannsson, tandis que Woodstock Taylor fait merveille sur The Things We Love en petite soeur de Marianne Faithfull. Accompagné du seul bassiste Peter Kearns, également co-producteur, sur une moitié d’album et du guitariste Mark "Spenny" Spencer sur deux morceaux, Richard Kapp assure donc tout le reste lui-même. Une maturité précoce que reflète à la perfection ce premier essai riche et varié, dont le successeur sorti le mois dernier, Short Songs , tient parfaitement les promesses. Chronique à suivre... Chronique du : 11/04/2007 par |
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