Odd Nosdam - Level Live Wires

1. On
2. Kill Tone
3. We Dead
4. Freakout 3
5. Fat Hooks
6. Blast
7. The Kill Tone Two
8. Burner
9. Up In Flames
10. Slight Return
11. Off

2007 - Anticon

Sortie le : 28 août 2007

Odd Nosdam, expert en lames... de fond

Maître d’oeuvre de cLOUDDEAD et de Reaching Quiet, producteur, DJ, graphiste et responsable artistique d’Anticon, Odd Nosdam est avant tout, en solo, l’un des musiciens les plus passionnants du label californien. Aussi, deux ans après le vertigineux et vibrant Burner , on attendait de pied ferme le retour sur album de David Madson, surtout le sachant toujours entouré de la divine Jessica Bailiff et de Why ? au grand complet, sans parler des nouveaux venus, le chanteur de TV On The Radio Tunde Adebimpe, les dernières signatures d’Anticon Thee More Shallows et Bracken (alias Chris Adams, qu’Odd Nosdam admirait déjà du temps des premiers albums de Hood, influence majeure sur sa musique), en plus de son vieux collègue de label, le grand Jel en personne (Themselves, 13&God, Subtle).

Pour le reste, si Level Live Wires ne surprenda véritablement les fans de Burner que par son extraordinaire concision (38 minutes d’une richesse pourtant égale à celle de son prédécesseur), on y retrouve plus ou moins le même univers tout à la fois pesant et aérien, ces couches de drones, claviers, guitares et beats (voire même ici de piano et de harpe) condensées en un vortex distordant l’espace et le temps, double héritage de Flying Saucer Attack et Boards Of Canada fondu dans le background hip-hop et dub du musicien californien, fan notamment de Prince Paul, Public Enemy, RZA et Lee Scratch Perry.

Un univers quasi-entièrement instrumental ( Level Live Wires ne s’ouvrant véritablement au chant que le temps de The Kill Tone Two, sur lequel sévissent Yoni Wolf de Why ? et Tunde Adebimpe), débarrassé même des samples urbains qui hantaient Burner , où les mélodies se font et se défont au gré des marées cosmiques et dont les vagues soniques densément saturées, d’une hauteur démesurée, nous submergent à la première écoute comme à la centième, ne nous laissant rejoindre la surface que le temps de prendre une bonne respiration avant de nous engloutir de plus belle. Et quand la voix envoûtante de Jessica Bailiff, sur Fat Hooks, nous caresse alors comme les rayons du soleil effleurent un plongeur en apnée à dix mètres de profondeur, on comprend qu’Odd Nosdam n’a jamais voulu nous noyer mais au contraire nous offrir la possibilité de redécouvrir avec des yeux neufs un monde certes contaminé, mais dont la beauté n’a disparu qu’en apparence et peut ressurgir à tout moment, comme dans un étrange rêve éveillé.


( RabbitInYourHeadlights )

Disques - 24.05.2007 par RabbitInYourHeadlights
 


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