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Sole And The Skyrider Band - Sole And The Skyrider Band
Entouré d’un producteur dub inventif, d’un multi-instrumentiste virtuose et d’un batteur inspiré, le chef de file du label Anticon livre un nouveau chef-d’oeuvre hybride et inclassable, quelque part entre électronica angoissée, hip-hop urgent, folk luxuriant et rock désespéré. ![]() 1. A Sad Day For Investors
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Année de sortie : 2007
On ne reviendra pas sur la genèse de ce cross-over entre les univers musicaux du génial co-fondateur d’Anticon, déjà auteur en 2007 du formidable album instrumental Poly.sci.187 sous son pseudonyme Mansbestfriend, et de la bande à Bud Berning, car elle pourrait constituer à elle seule l’objet de cet article. Et puis ça n’est pas non plus comme si on n’en avait jamais parlé (c’était même ici). Par contre, si vous aimez les albums capables d’abolir en beauté toute notion de frontière musicale sans avoir l’air d’y toucher, et si toutefois vous n’êtes pas allergique au hip-hop (mais peut-on seulement dire encore que c’en est ?) du moment qu’on n’y cause pas de grosses bagnoles, de flingues et de "bitches", on ne saurait trop vous conseiller d’y jeter une oreille ou même les deux, à celui-là. Car on avait beau l’attendre au tournant, ce projet collectif au casting de rêve, rien ne nous avait pour autant préparé à recevoir un tel choc émotionnel et esthétique dès la première écoute, bien au-delà - et pourtant c’eût déjà été considérable - de la "simple" somme des talents concernés. Pourtant ça n’est pas faute de savoir assez précisément qui fait quoi sur l’album : Sole crache son venin, sa colère, son désespoir présent et son angoisse de l’avenir avec le lyrisme, la verve allégorique, le sens de la métaphore et ce regard aiguisé sur la folie du monde qu’on lui connaît depuis Bottle Of Humans , et guide l’auditeur au fil de ces douze morceaux labyrinthiques qui doivent également beaucoup à son art consommé de la rupture et du conrepied, alors même que le multi-instrumentiste William Ryan Fritch tente de nous perdre dans le dédale de ses lignes mouvantes de guitares et d’instruments à cordes, triturées par la production abyssale de Bud Berning, quelque part entre électronica impressionniste et dub hypnotique. Ainsi, l’habillage sonore prend des allures du Dntel de Life Is Full Of Possibilities quand tourbillonnent ces enivrantes réminiscences de violons déconstruits au laptop au milieu des programmations évanescentes du maître d’oeuvre de Skyrider, une fascinante instabilité encore transcendée par le mixage idéalement spacieux d’Alias, lequel retrouve son ami Sole quatre ans après le cultissime Selling Live Water , qu’il avait produit, et six ans après leur passionnante aventure commune sous le nom de So-Called Artists, Paint By Number Songs .
Trois extraits de l’album sont en écoute sur myspace. A lire également : notre live report du concert de Sole & The Skyrider Band au Ground Zero (Lyon) le 3 décembre dernier, en compagnie de The John Venture. Chronique du : 8/01/2008 par |
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