Liam Finn - I’ll Be Lightning

Avec les moyens d’abord, avec les moyens du bord, Liam Finn né en Australie, élevé en Nouvelle-Zélande et échoué en Angleterre, réussit là un premier album solo prêt à vous faire chavirer. Suspendu dans les airs sur la pochette de I’ll Be Lightning, va-t-on découvrir un super héros dans nos colonnes ?

1. Better to Be
2. Second Chance
3. Gather to the Chapel
4. Lead Balloon
5. Fire in Your Belly
6. Lullaby
7. Energy Spent
8. Music Moves My Feet
9. Remember When
10. Wise Man
11. This Place Is Killing Me
12. I’ll Be Lightning
13. Wide Awake on the Voyage Home
14. Shadow of Your Man

date de sortie : 16-09-2008 Label : Fargo

Les moyens d’abord donc comme on le disait en introduction, imaginez-vous à sa place, né en 1983 et fils de Neil Finn. Je suis certain que vous avez déjà entendu Neil Finn, puisqu’il a marqué l’histoire de la musique avec Crowded House et Split Enz. Le fiston sera donc plongé dès son enfance dans la musique, se retrouvera souvent en studio et sur scène avec son père sitôt quelques instruments maitrisés. Une vie de rêve diront certains ? Allez savoir, mais une éducation sur mesure, probablement. Adolescent il fera donc ses armes au sein de Betchadupa, groupe monté avec Brent Eccles (enfant de musicien également), et signera sur le prestigieux label Flying Nun Records. La classe tout de même, mais on sait être exigeant et à cet instant, on se gardera bien de parler d’un artiste attachant, accompli.

Et c’est là où tout bascule, fin 2004 départ pour l’Angleterre, larguez les amarres. L’émancipation tant attendue et provoquée par ce jeune musicien le verra enfin libre de s’exprimer loin du pays. C’est ainsi que son premier opus solo va naitre, des compositions personnelles écrites dans une piaule avec les moyens du bord. Il retournera tout de même à Auckland pour enregistrer son album, mais des instruments à la production, tout passera par ce touche-à tout décomplexé. Quelques mots dans la bio : "Les démos sont souvent les versions qu’on préfère mais qu’on n’ose pas sortir. On essaye toujours de faire mieux avec l’aide d’un groupe, d’un producteur et d’un ingénieur du son, mais on n’y arrive jamais vraiment. Or c’est justement à cause de leurs erreurs et de leur approximation que les démos ont souvent plus de caractère." ; et on se retrouve happé par cette grande lucidité artistique. Sans même avoir entendu la moindre note, on commencerait presque à devenir fan.

Autre continent, l’Amérique, et c’est sur ces terres que l’artiste va être propulsé une bonne fois pour toutes. Ce n’est un secret ni pour nos fidèles lecteurs, ni pour les adeptes des shows télévisés de Letterman, car depuis son passage à la télé (et sur youtube), le monde entier rêve d’assister à l’une de ses interprétations de Second Chance. Entre la guitare, les loops et la batterie, Liam Finn s’impose comme un très grand sur scène.

Et l’album, et bien figurez-vous qu’il est à la hauteur de nos espérances. Dès le premier morceau Better To Be, on découvre une pop élégante, riche et en mouvement. Si l’on n’avait qu’un seul conseil à vous donner : réservez dès à présent quelques mois pour découvrir toute la finesse de l’oeuvre. Car même si la tâche vous sera grandement facilitée avec quelques tubes immédiats comme Second Chance ou Lead Ballon, l’album offre un superbe éventail de sonorités que l’on chérit depuis tant d’années. On y croise furtivement l’esprit d’un Trashcan Sinatras (Energy Spent), I Am Kloot (Remember When) ou Elliott Smith (Wide Awake on the Voyage Home), mais avec 14 titres et des petits bijoux comme Gather To The Chapel, Fire In our Belly ou Wise Man on ne sait plus où donner de la tête. Nous voilà complètement étourdis par la proximité des morceaux (l’enregistrement analogique n’est peut être pas étranger à ce sentiment) et on peut une nouvelle fois saluer la qualité de songwriting typiquement néo-zélandaise. On ne cessera de le répéter, mais ce pays regorge de talents d’une pureté qu’on ne croise que trop rarement dans nos contrées.

Vous l’aurez donc compris, on tient enfin dans nos mains l’une des grandes révélations de cette année 2008, un artiste qui a su marier l’art et la manière pour qu’on ne l’oublie pas de sitôt. Chapeau.

Chroniques - 15.09.2008 par indie
 


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