Mais non, mais non, Black Francis n’est pas mort

Tandis que ses Pixies continuent d’enchaîner les tournées (bientôt en Australie et Nouvelle-Zélande) pour jouer devant des stades complets leur album d’il y a 20 ans, Black Francis poursuit sa carrière solo et annonce deux nouvelles sorties.

The Golem, en vente depuis hier, exclusivement sur le site officiel blackfrancis.net, est la bande-son d’un film expressionniste allemand des années 20, créée par Black Francis lors du festival du film de San Francisco en avril 2008. L’enregistrement se présente sous la forme d’un coffret de luxe contenant 4 CD (deux pour le live, deux pour la version studio produite par Eric Drew Feldman) et un DVD du film. Le tout numéroté à la main, signé et limité à 500 exemplaires.

... car il bande encore !

Le Golem est encore chaud que le prochain disque du productif Black Francis est déjà annoncé. Le 6 avril 2010 (date de l’anniversaire du bonhomme, pour ceux que ça intéresserait) paraîtra Nonstoperotik, un album de onze titres dont huit inédits (Rabbits et Dead Man’s Curve sont déjà connus des habitués des concerts solo de Black Francis, et Wheels est une reprise des Flying Burrito Brothers). À nouveau produit par le fidèle Eric Drew Feldman, l’album semble moins inspiré par la pop synthétique de Soft Cell (dont le premier disque s’intitulait Non-Stop Erotic Cabaret ) que par l’effet revigorant que paraît avoir sur le musicien sa jeune épouse Violet (avec laquelle il forme par ailleurs le duo pop Grand Duchy).

NonstoperotikEt si la présence d’une chanson intitulée When I Go Down on You (qu’on pourrait traduire par "quand je te broute le minou", rien de moins) laissait la moindre place au doute, celui-ci serait vite dissipé par la lecture du communiqué qui annonce la sortie de l’album. "Dans mon cœur, écrit ce coquin de Francis, le vagin est presque tout, et presque tout le reste pourrait être résumé par ce qu’ont à offrir la queue et la semence ; et le reste ? L’amour du père, mort ou vivant, la douleur que procure trop de plaisir, jusqu’à ce que la mort nous sépare (...), l’odeur du sexe dans l’air, séduit, tué, sur mes genoux en prière, suçant la seule chose qui compte, ma Meret Oppenheim à moi, je suis Man Ray et j’ai envie de toi et je veux être tout entier en toi, tandis que les caméras ronronnent et que nous mettons un peu d’huile de coude dans la scène, observés par le public dans l’obscurité."

News - 13.02.2010 par jediroller
 


Mark Mulcahy, Love And Rockets : chacun son "tribute"

Il y a deux types de tribute albums : ceux qui ont pour seul but de rendre hommage à un artiste ou un groupe dont on peut ainsi mesurer l’influence sur les générations qui l’ont suivi ; et ceux pour qui cette préoccupation se double d’un objectif caritatif. L’actualité récente nous fournit un exemple de chaque. La bonne action d’abord, avec Ciao My (...)



Chroniques // 14 novembre 2010
Black Francis

Parue en édition limitée de luxe en début d’année, cette BO rock ’n’ roll expressionniste est désormais accessible à tous sous forme condensée.




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