Daniel Bachman, un désert d’or au bout des doigts

Avis aux amateurs de folk dépouillée au picking habité, l’ex Sacred Harp Daniel Bachman dont le premier album sous son véritable patronyme sorti l’an dernier chez Debacle avait trouvé un écho plus que favorable dans nos pages vient d’en livrer le successeur lundi dernier du côté du label One Kind Favor.

L’occasion pour ceux qui étaient passés à côté des friches mystiques de son ancien projet ou des impros tourmentées de Grey-Black-Green, comme pour les autres d’ailleurs, de découvrir le Virginien sous un jour plus épanoui. En témoignent trois extraits toujours aussi intenses mais vivants comme jamais, dont deux en session à Philadelphie et un troisième dans sa version album, qui ne vont évidemment pas sans rappeler le jeu de feu Jack Rose originaire comme le jeune homme de la petite ville de Fredericksburg :




Petit bémol, Oh Be Joyful n’est disponible qu’en vinyle limité à 500 copies, plutôt logique néanmoins pour un label qui semble s’être spécialisé dans les rééditions du psyché-rockeur culte Kenneth Higney, redevenu actif en 2009 après trente ans de hiatus. Autant dire que vous n’échapperez pas à la petite digression de rigueur avec un extrait du saisissant Attic Demonstration de 1976 (à nouveau disponible chez One Kind Favor en second pressage), typique des compositions étonnamment tordues et dissonantes pour l’époque de ce précurseur de la lo-fi des 90’s :


Quant à Bachman, la ferveur mélodique de sa nouvelle livraison ne lui a pas pour autant fait oublier sa passion originelle pour les longs instrumentaux lancinants et déglingués, preuve en est cette cassette sortie en début de mois sur le label Marmara Records, à commander via Bandcamp et dont voici, dans l’ordre, les quatre titres en écoute :


News - 27.04.2012 par RabbitInYourHeadlights
 


Daniel Bachman - The Bridge Of Flowers

Le streaming du jour #1308 : Daniel Bachman - 'River'

Le primitiviste ricain, héritier évident des Jack Rose, John Fahey et consorts, s’était ouvert à un lyrisme légèrement plus démonstratif à la mesure de son jeu de guitare magique à 25 doigts sur Seven Pines et Oh Be Joyful en 2012, et à une résurgence de ses influences country roots, jusqu’alors relativement discrètes, sur ce dernier puis sur Jesus (...)