Jenny Hval est de retour en ville

Deux ans après l’acclamé Viscera superbement produit par Helge Sten aka Deathprod, la Norvégienne Jenny Hval sera de retour le 19 avril chez Rune Grammofon, maison-mère de ce dernier et de son groupe Supersilent. Sombre, sensuel et sexuellement explicite, ce premier album à visage découvert de l’ex Rockettothesky (et moitié du duo free-folk Nude On Sand) ayant mis la barre très haut en terme de chamber pop atmosphérique quelque part entre l’exubérance lyrique de Kate Bush et les harmonies liturgiques de Promise And The Monster, on attend beaucoup de cet Innocence Is Kinky (en référence semble-t-il au Silence Is Sexy de ses héros Einstürzende Neubauten), et visiblement on a plutôt raison :


L’ambiguïté sexuelle est toujours au programme, le maniérisme vocal aussi, paradoxalement irrésistible par sa témérité décomplexée, et à l’arrière-plan ce sont les cordes de l’ensemble emmené par le compositeur d’avant-garde Ole-Henrik Moe que l’on entend, collaborateur récurrent de Deathprod ou Motorpsycho pour se limiter aux rangs du label scandinave. Mais le gros changement ici réside très certainement dans l’arrivée aux manettes de l’Anglais John Parish, et ça aussi ça s’entend :


Car la prêtresse norvégienne qui "débarquait en ville avec une brosse à dents électrique pressée sur le clitoris" (sur Engines In The City) ne craint pas non plus de faire sonner et dissoner les guitares, du pain-béni pour le mentor de PJ Harvey qui publiera justement quelques jours plus tôt chez Thrill Jockey un album compilant ses meilleures compos pour le cinéma (extrait à l’appui).

On nous promet ainsi de nombreux chemins de traverse pour ce deuxième opus, du garage rock à l’électro en passant par le drone, avec toujours cette bonne dose de surréalisme fantasmatique qui irrigue le spoken word et les choeurs animistes de l’intrigant Mephisto In The Water sur fond de boucles d’arrangements minimales et autres percussions tribales :


Les allergiques aux voix qui sautent les octaves avec gourmandise auront certainement passé leur chemin, nous on a enfin trouvé notre nouvelle égérie des grands froids, nos aventurières de chevet Sidsel Endresen et Stina Nordenstam n’ont plus qu’à bien se tenir.

News - 02.04.2013 par RabbitInYourHeadlights
 



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