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Le streaming du jour #1271 : SEC - ’Que Chaque Jour Soit Dimanche’ | Indie Rock Mag

Le streaming du jour #1271 : SEC - ’Que Chaque Jour Soit Dimanche’

Comme son nom l’indique, SEC joue resserré. C’est normal, c’est un duo (une basse, une batterie, parfois quelques invités). Comme son titre l’indique, Que Chaque Jour Soit Dimanche est à même de vous faire oublier que demain, c’est lundi.

Une fois n’est pas coutume, on est évidemment un peu en retard : celui-ci est sorti en novembre de l’année dernière, autant dire une éternité. Mais bon, parfois, la vie c’est comme un dimanche, on n’a envie de rien et de prime abord, on s’est un peu réfugié derrière le titre fièrement mis en avant ici en se disant que lundi allait bien finir par arriver. C’est aujourd’hui chose faite et donc, parlons-en. Pour tout dire, on aura bien du mal à définir ce que joue le duo. Ce n’est pas à proprement parler du noise-rock, ni du jazz mais c’est un peu des deux et puis on y trouve également des accents iconoclastes qui le rapprocheraient de loin d’un Chromb ! à la grandiloquence moins exacerbée ou d’un Mr. Bungle franco-centré. Les cloches communales de Chocopuff en ouverture annoncent un titre fracturé et sans la moindre once de gras. SEC joue sec. Ça file vite, ça tabasse ce qu’il faut tabasser et ça s’enfuit en moins de trois minutes. Babylone 49 emprunte plus ou moins le même chemin mais en rallongeant le temps quand Barbatofu ose les claviers de l’espace et montre un visage plus loufoque et grimaçant, d’ailleurs maintenu sur 3-3-3-4 qui clôt la face A en reprenant tous les ingrédients de celle-ci. Antoine Mermet (de Chromb !), Benjamin Bardiaux (Ultra Zook, Pryapisme) et Maxime Delporte viennent muscler l’ossature du duo pour l’occasion. La face B débute par les chœurs exaltés du Racing Club de la Cendraille reprenant Le Galérien de Maurice Druon avant que SEC ne reprenne les choses là où il les avait laissées. S’ensuit un Bonjour Je gentiment barré puis le disque de finir sur un Run Away où le duo montre ses crocs, son côté punk et son altérité.

Bref, on le voit bien, SEC est plutôt métamorphe, un pied dans la gaudriole, l’autre sur les carrefours d’où naissent bon nombre d’embranchements et sa musique porte en elle les stigmates de ce goût prononcé pour la bifurcation. Le chant, lorsqu’il est là, est volontiers délirant quand l’armature basse/batterie ne l’est, elle, carrément pas. Ça ferraille efficacement, c’est souvent saccadé, voire disloqué et dans ses moments les plus furibards, on pense à un Belly Button déconneur. Deuxième album de SEC, Que Chaque Jour Soit Dimanche est parfaitement résumé par sa chouette pochette (réalisée par A4 Putevie) : c’est la fête, ça rigole, ça profite de la promiscuité pour se jeter à l’eau mais ça n’empêchera pas la grosse déferlante d’engloutir le tout. Drôle et plombé, le duo se place quelque part dans les étagères entre Chromb ! et Kouma et se montre particulièrement alerte lorsqu’il s’agit de faire du bruit avec un sourire goguenard aux lèvres. Dernière sortie estampillée À Tant Rêver Du Roi, le disque sera d’ailleurs à découvrir en vrai lors de la quatrième édition du festival du même nom le vendredi 17 avril à la Centrifugeuse de Pau. Qu’on se le dise.


Streaming du jour - 23.02.2015 par leoluce
... et plus si affinités ...
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