The Luxembourg Signal - Blue Field

En 2014, The Luxembourg Signal sortait un premier album homonyme qui s’inscrivait déjà dans la mouvance shoegaze, si bien que dans nos colonnes, la comparaison avec My Bloody Valentine était évoquée. Au regard de son prédécesseur, Blue Field explore peut-être davantage le sillon noisy-pop si bien que, nécessairement, les aïeuls du mouvement baliseront cette chronique.

1. There’s Nothing More Beautiful Than a Well-Made Machine
2. Atomic No. 10
3. Antarctica
4. Blue Field
5. Shipwreck
6. Are You Numb’
7. Fall Feeling
8. Slow Delayed Heart
9. Laura Palmer Voir la vidéo The Luxembourg Signal - Laura Palmer
10. What You’re Asking For

date de sortie : 13-10-2017 Label : Leftfield Records

Le combo composé de membres d’Aberdeen et Trembling Blue Stars ouvre ce recueil de dix compositions s’étendant sur 41 minutes avec la puissance de There’s Nothing More Beautiful Than A Well-Made Machine dont les riffs électriques autant que la voix de Beth Arzy ponctuent les déambulations sonores qui s’étoffent petit à petit et viennent finalement percuter l’auditeur de plein fouet dans un capharnaüm organisé.

L’aspect vaporeux prégnant sur la dernière partie de ce morceau trouve son pendant sur le Atomic N° 10 suivant, ballade électrique aux faux-airs de Ride tandis que les rêveries éthérées de Beth Arzy se lovent, à la manière de certains titres du dernier Slowdive, dans l’ambiance combustible des guitares d’Antarctica.

Plus pop et rythmé, Blue Field s’ancre davantage avec ses synthétiseurs ouverts aux quatre vents dans la continuité des Pale Saints ou même de Lush. Avec sa batterie martiale aux retentissements espacés, Shipwreck constitue une pause langoureuse mais pas complaisante offrant une respiration avant un Are You Numb’ au débit plus enlevé et aux préoccupations électriques synonymes d’une revendication plus prégnante.

Toujours hanté par le spectre de Slowdive, mais davantage celui de Souvlaki, Fall Feeling s’appuie sur des boucles de guitare et une batterie qui jouent leurs partitions respectives sans bouger d’un iota, créant un phénomène hypnotique diversifié par des apparitions synthétiques distordues et une voix saturée.


La transition Slow Delayed Heart laisse ensuite place à Laura Palmer. En 2017, évoluer dans un registre vaporeux tout en faisant des clins d’œil à Twin Peaks ne peut pas être considéré comme une transgression quelconque et ne relève évidemment pas de l’avant-gardisme. Pour autant, la cohésion entre les différentes parties instrumentales et vocale est telle qu’il serait vain de considérer le moindre opportunisme dans cette démarche et ce titre, plus long de l’album et premier single de celui-ci, est un grower en puissance, sa progression semblant commune de prime abord avant de délivrer des subtilités et un charme évidents.

Plus que le What You’Re Asking For final et éthéré, c’est bien ce Laura Palmer qui résume le mieux ce deuxième effort de The Luxembourg Signal. Assumant le fait de s’inscrire dans un mouvement autrefois raillé et désormais à la mode, le combo s’intéresse davantage aux atmosphères qu’à l’érection de schémas particulièrement novateurs. Et franchement, quand la besogne est aussi bien réalisée, il serait fort dommage de ne pas s’en contenter.

Chroniques - 29.01.2018 par Elnorton
 



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mardi 20 novembre 2018


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