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John Vanderslice - Emerald City
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Sortie prévue le : 24 juillet 2007
![]() 1. Kookaburra
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John Vanderslice, spationaute de la folk-pop Comment ça, du réchauffé, John Vanderslice ? Certes sa voix ressemble à celle de son compatriote Conor Oberst aka Bright Eyes, mais sa musique est bien plus libertaire. OK on retrouve là le métissage pop et la fièvre d’un Spoon - groupe que l’américain connait doublement bien pour avoir apporté sa touche à l’excellent Gimme Fiction en 2005, par le biais de son studio d’enregistrement Tiny Telephone qui a également vu passer ces dernières années des groupes du calibre de Death Cab For Cutie, Okkervil River, Deerhoof, Nada Surf ou encore les Mountain Goats, avec lesquels John Vanderslice a également tourné - mais avec un son analogique unique et transcendant, à la fois vintage et cosmique, à rapprocher de l’univers d’un Jim Noir par exemple. John Vanderslice a donc tout de l’explorateur sonique au contraire, et d’ailleurs Alias ne s’y est pas trompé en remixant le magnifique Exodus Damage (extrait de son précédent opus, l’excellent Pixel Revolt ) pour son album/compilation Collected Remixes sorti en mai dernier. Car si l’on commence tout juste à entendre parler de lui de ce côté-ci de l’Atlantique, le bonhomme est déjà bien connu des amateurs américains de folk-pop hors-cadre, avec pas moins de six albums à son actif depuis 2000. Mais si Pixel Revolt enfermait dans une bulle en apesanteur ce mélange d’americana acoustique, d’instrumentation jazz, de chamber pop à l’anglaise et de sonorités synthétiques aériennes, parfaitement en phase avec la poésie imagée de ses chansons intimes aux accents philosophiques, le songwriter/bidouilleur décide cette fois de faire ses bagages, quitter sa bulle et partir en voyage pour ouvrir sa musique au monde extérieur. Les 9 chansons d’ Emerald City donnent ainsi l’impression, par leur écriture plus narrative et rythmée et leur construction particulièrement ouverte, d’aller sans cesse de l’avant, jusqu’au bout de la route. C’est un peu comme si l’américain devait en passer par le décollage cosmique de Kookaburra, la folk sèche et tendue de Time To Go, une Parade emmenée par le fantôme d’Elliott Smith en personne, le bricolage pop à la Ed Harcourt de White Dove, l’électro pointilliste de Tablespoon Of Codeine, le folk-rock saturé de The Tower, la construction nu-jazz d’un splendide Minaret à l’architecture moderne et l’urgence désorientée de Numbered Lithograph, pour enfin se comprendre lui-même au détour introspectif d’un Central Booking nostalgique et rêveur. Nous, en tout cas, on l’avait compris depuis le début : John Vanderslice a l’étoffe des héros. ( RabbitInYourHeadlights ) |
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mardi 24 juillet 2007
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