Nervous Cabaret - Drop Drop

On attendait Nervous Cabaret au tournant pour ce second album après les claques assénées tout le long de leur premier opus. Ils nous ont pris par derrière et on s’en prend encore plein la tête.

1. Break In Violence
2. Père Lachaise
3. Sleepwalkers
4. The Toast
5. No Politics No Sex
6. Dead Naked
7. Les Enfant Du Papillon
8. Pocket Full Of Gold
9. Flamegirl
10. Cat Head
11. The Ark
12. Everything Matters

date de sortie : 11-09-2007 Label : Naïve

S’il est bien une formation qui fait frémir de New York à Paris ces temps-ci, c’est certainement celle de Elyas Khan alias KiD SiC et de sa folle bande de Nervous Cabaret. Avec ses 2 batteurs, un chant démoniaque et une fanfare enragée, les américains donnent facilement des frissons sur fond de compositions endiablées. La cavalcade nerveuse de Mel Gibson et le complètement déjanté God’s Greater Lover présents sur leur premier album éponyme paraitront presque polissés après l’écoute de ce nouvel album intitulé Drop Drop .

Dès le premier titre Break In Violence, on reconnait immédiatement le style Made In Brooklyn du groupe. Mais quelque chose a changé, c’est certain. Le son s’avère plus ample, plus précis, plus rock, plus mélodieux, bref en un mot, si vous avez aimé le premier LP, vous allez adorer le second. Car avec le morceau Père Lachaise qui suit, on entre dans le vif du sujet. On le sait, les New-Yorkais ont pas mal trainé les routes de France et les rues de Paris ces derniers temps : car en plus de parsemer leur tracklist de titres en français, on pourrait les suspecter d’avoir croisé quelques chats de gouttière sur les toits de Paris ou comment trouver un pendant enragé au Scat Cat de Disney. Nous voilà donc rassurés sur l’avenir du groupe puisqu’il excelle dans un rock remuant, cuivré et assuré de faire des étincelles en concert. Et c’est ainsi tout au long de la première moitié de l’album avec un groupe habillé de haut en bas en No Smoking Orchestra et Bad Seeds.

L’autre versant de Drop Drop est un peu plus calme. Et pourtant tout commence sous les cris : "Merci Henri" sur Les Enfants Du Papillon. C’est la politesse qui l’emporte pour nous emmener vers un autre groupe (français celui-là), puisque le titre est dédié au chanteur de Shunatao qui pourrait bien par la même occasion élargir son public et on ne peut que lui souhaiter. La suite est parsemé d’étrangeté (Pocket Full Of Gold) et d’ambiance club (Flamegirl, Cat Head) qui nous font oublier le son des balkans qu’on trouvait au Nervous Cabaret d’il y a quelques années. Peu importe, puisque quoiqu’il fasse, la puissance du groupe et cette voix incomparable de Elyas Khan font la différence.

Paris 18e, Montmartre

Au final, voilà donc un album idéal pour les amateurs de sensations fortes et dépaysantes, les curieux, ceux qui ont décidé de changer de style en cette rentrée 2007, bref pour bien plus de monde qu’il n’y parait. On le sait bien que cette musique underground ne plaira pas à tout le monde et pourtant on ne saurait se taire plus longtemps : Nervous Cabaret ça déchire.

Chroniques - 17.09.2007 par indie
 


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jeudi 14 novembre 2019


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