PJ Harvey - White Chalk

Quinze ans de carrière derrière elle et huit albums au compteur, et pourtant PJ Harvey n’a toujours pas peur de son ombre. Pour preuve, sur White Chalk, trois ans après un Uh Huh Her décevant, l’icône rock des 90’s a troqué ses guitares mortes pour le plus vibrant des linceuls.

1. The Devil
2. Dear Darkness
3. Grow Grow Grow
4. When Under Ether
5. White Chalk
6. Broken Harp
7. Silence
8. To Talk To You
9. The Piano
10. Before Departure
11. The Mountain

date de sortie : 24-09-2007 Label : Island

Certes le grand retour de PJ Harvey, après la déception quasi-générale qu’avait engendrée son album précédent, a déjà été largement plébiscité par la presse du monde entier, mais ça n’était pas une raison pour ne pas y aller de notre petit commentaire passionné.

Car on l’aime Polly Jean, surtout quand elle prend tout le monde à contrepied en lâchant ses guitares électriques pour réaliser un album d’à peine 34 minutes dans lequel le piano et l’acoustique dominent, entre tourbillon baroque sombre et désespéré à la Blonde Redhead (les fans de Misery Is A Butterfly seront d’ailleurs aux anges avec des morceaux tels que Grow Grow Grow, le chant de PJ se faisant même étonnamment mimétique) et chamber-pop fantomatique influencée par l’instrumentation évanescente et les compositions impressionnistes d’un Mark Hollis.

Les plus beaux moments de l’inégal et expérimental Is This Desire ? (en particulier The River, qui n’a sans doute pas manqué d’influencer le Pyramid Song de Radiohead trois ans plus tard), marqué notamment par l’électro du label Warp, laissaient déjà présager il y a presque une décennie de cette aventure quasi émancipatoire, mais il fallait sans doute à la musicienne anglaise le temps d’épuiser totalement les ressources de ses guitares, et peut-être aussi de passer par la déception amoureuse de trop, celle capable de faire basculer la sensibilité de quelqu’un, et d’autant plus quand ce quelqu’un possède un tel talent, dans les plus belles et les plus douloureuses affres... de la création.

Ainsi, et même si White Chalk, trop court malgré tout et pas toujours égal dans le génie, ne parvient pas à renouer pleinement avec l’inspiration sans faille des indépassables Dry et To Bring You My Love, c’est à une refonte artistique proche de la renaissance qu’il nous permet néanmoins d’assister, celle d’une figure clé de la musique des années 90 dont certains osaient déjà ne plus rien attendre, alors même que sa discographie en dents de scie et en constante évolution ne pouvaient que prédire cette nouvelle porte ouverte à tous les possibles, bien au-delà des frontières réductrices du rock à guitares.

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