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Savath & Savalas - Golden Pollen
Savath & Savalas ? C’est quoi ça encore ? Un remake d’Urssaf, Cancras et Carbalas par Telly Savalas ? Satanas et Diabolo en vacances aux Bahamas ? Le nouveau jeu à la mode à Las Vegas ? ![]() 1. Intro - An Ode To Luiz Bonfa (feat. Mia Doi Todd)
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Année de sortie : 2007
Evidemment rien de tout ça. Alors quoi ? De la folk ? De l’ambient ? Du jazz ? De l’électronica ? De la musique nouvelle peut-être ? Eh bien un peu tout ça en fait, avec un rab de musique brésilienne et de surcroît chanté en espagnol. Car derrière cet énième pseudonyme se cache le seul et unique maître d’oeuvre de Prefuse 73, plus connu pour son électro déconstruite nourrie de beats hip-hop mélodiques et saturés que pour son amour des atmosphères bucoliques, sa voix d’or et sa maîtrise parfaite d’une instrumentation plus traditionnelle. Guillermo Scott Herren, géorgien de père catalan et de mère irlando-cubaine exilé depuis quelques années à Barcelone n’a donc pas fini de nous surprendre, et même si le nouvel album de Prefuse 73 sorti en octobre dernier, après l’immensité du soit-disant "EP" Security Screenings paru l’an dernier, s’avère partagé entre traits de génie, moments de grâce et morceaux plus convenus voire même carrément sans relief, on ne lui en voudra guère au regard de l’évolution passionnante de ce projet parallèle débuté en 2000 avec le mini-album instrumental Folk Songs For Trains, Trees And Honey , mélange résolument moderne, proche de Tortoise ou Four Tet, de folk et de jazz atmosphériques triturés à l’électronica, et peu à peu ouvert depuis le splendide Apropa’t sorti en 2004 au chant étonnamment simple et touchant de son auteur (lequel préférait néanmoins s’effacer devant celui, lumineux, de sa collaboratrice d’alors Eva Puyuelo Muns).
Il n’en fallait pas moins pour accoucher d’un tel chef-d’oeuvre et pour élever jusqu’aux cieux ces mélodies divines, d’une densité instrumentale et d’une profondeur sonore rarement égalées, emboîtées comme autant de pièces d’un puzzle envoûtant au doux parfum d’éternité. Une éternité dont l’apparente tranquilité laisse entrevoir par moments un dessein plus ambiguë, la menace invisible d’une pomme empoisonnée peut-être ? Quand bien même, des fruits d’une telle fraîcheur et d’une succulence à ce point persistante, empoisonnés ou pas, on en dégusterait volontiers tous les jours, sur la terre comme au ciel. Amen. Pour découvrir l’univers de Savath & Savalas, rien de tel qu’un petit détour par myspace où quatre morceaux de Golden Pollen sont en écoute. Chronique du : 16/12/2007 par |
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