| Accueil | Articles | News | Chroniques | Artistes | Sorties de Disque | Concerts | Festivals | Live Report | Interviews | Blog | MySpace | Concours | Forums |
|
|
Beck - Modern Guilt
A l’opposé de l’indie pop décérébrée et consensuelle qui s’immisce dans les charts depuis une paire d’année, Modern Guilt marque la quintessence du nouveau Beck, celui de Sea Change et The Information qui a su dépasser son post-modernisme débridé synonyme de reconnaissance critique et de succès indé pour devenir tout simplement un grand songwriter moderne. Et parvenir ici à synthétiser en 33 minutes quasi-parfaites ce que la pop du XXIème siècle a jusqu’ici de meilleur à offrir : 10 chansons épiques et mélodiques, spirituelles et vertigineuses, urgentes et sans fioritures. ![]() 1. Orphans (feat. Cat Power)
![]()
Année de sortie : 2008
Trois ans après avoir accueilli Jack White sur un morceau de Guero puis s’être entouré de la crème des remixeurs électro et hip-hop pour Guerolito, Beck s’est de nouveau ouvert à quelques collaborations inédites pour Modern Guilt. Si la participation de Cat Power, aux backing vocals sur Orphans et Walls, se limite plus ou moins malgré son extrême justesse à de la figuration de luxe, l’apport de Danger Mouse, bien qu’également discret, s’avère autrement capital. Car il fallait au moins le talent d’horloger du metteur en son de Gnarls Barkley pour parvenir à faire entrer les productions extra-terrestres de The Information dans ces miniatures psychédéliques qui permettent à Beck d’approfondir encore davantage cette démarche de synthèse musicale équilibriste entamée avec son chef-d’oeuvre précédent : trouver un compromis parfait entre racines folk et rock’n’roll, écriture pop ancrée dans son époque et sonorités avant-gardistes. Non pas en copiant-collant du Boards Of Canada sur du Rolling Stones comme l’aurait peut-être fait l’auteur d’ Odelay s’il était resté le même aujourd’hui qu’à l’époque. Mais tout simplement en faisant la musique de celui qui a digéré le rock 60’s et l’électro du label Warp, le krautrock et le shoegaze, Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier, et qui possède le talent nécessaire pour laisser tout ça derrière et inscrire son nom au registre des grands rénovateurs de la pop, de ceux capables d’allier richesse d’inspiration et personnalité, accessibilité et exigence, évidence mélodique et circonvolutions schizophrènes, profondeur sonique abyssale et modèle de concision.
Car une fois parvenus au terme du merveilleux Volcano, véritable mise à nu métaphysique envoyée dans les mêmes cieux où vogue un certain Cargo Culte par des violons tout en lyrisme retenu, on sait bien que l’Histoire, un jour ou l’autre, finira par nous donner raison. Chronique du : 18/07/2008 par |
Mais également ...
d'autres chroniques
|