Björk et Morricone polarisés

Honorant chaque année depuis 1992 deux artistes internationaux choisis par l’Académie Royale de Suède pour l’accomplissement de leur carrière et leur importance dans l’histoire de la musique, le prestigieux Polar Music Prize, fondé pour la petite histoire par le manager d’ABBA (sic), avait pris la mauvaise habitude de couronner des créateurs en bout de course voire en fin de vie, autant dire que ça sentait un peu trop le formol pour intéresser qui que ce soit.

Heureuse exception toutefois cette année, puisque seront récompensés le 30 août des mains de sa majesté Charles XVI Gustave de Suède en personne deux musiciens d’exception ayant pour point commun de n’être ni en fin de carrière (on croise les doigts en pensant à György Ligeti et Karlheinz Stockhausen distingués la décennie dernière et décédés depuis, à un âge respectable néanmoins), ni même en panne d’inspiration : Ennio Morricone et Björk.

Récompensé d’un Oscar pour l’ensemble de son oeuvre en 2007 et de la légion d’honneur l’année dernière, le Maestro aux 450 bandes originales, plus influent que jamais pour son exploration de la dissonance et du bruitisme dans le cadre plus ou moins lyrique de la musique de film qui ne manqua pas d’inspirer de diverses manières le krautrock, le trip-hop, le post-rock, l’ambient ou encore la musique noise, vient ainsi de composer du haut de 81 ans dont 56 d’activité une nouvelle bande originale pour Giuseppe Tornatore ( Cinema Paradiso, La légende du pianiste sur l’océan ), l’un de ses cinéastes fétiches au même titre que les trois Sergio (Leone, Corbucci et Sollima), Mauro Bolognini, Dario Argento ou plus récemment De Palma. Baaria, histoire sur trois générations d’une petite ville de la province sicilienne, sortira dans les salles françaises ce mercredi en même temps que sa BO, avec l’espoir d’y retrouver le même lyrisme opératique et la même nostalgie que dans une autre fresque mise en musique par le compositeur italien, 1900 de Bernardo Bertolucci.

Quant à Björk, plutôt discrète depuis Volta en 2007 mais actuellement au travail avec son clippeur fétiche Michel Gondry sur un ambitieux projet en IMAX 3D de 40 minutes qui serait aux dires du français une sorte de "comédie musicale scientifique" (?) et pourrait se diviser en plusieurs clips présentés dans des musées (!), elle a composé la chanson The Comet Song pour la prochaine aventure animée des fameux Moomins finlandais ( Les Moomins et la comète ) à sortir à la fin de l’été clip à l’appui, et aurait par ailleurs sur le feu un projet d’oeuvre orchestrale. On ne vous fera pas l’affront de résumer son apport inestimable à la pop comme à l’électro d’avant-garde inextricablement mêlées sur les faramineux Homogenic ou Vespertine, l’équipe du Polar Music Prize s’en chargeant déjà très bien entre deux extraits d’interviews :

News - 14.06.2010 par RabbitInYourHeadlights
 


Rap US au tournant et femmes au volant en cette fin de semaine sur IRM Radio

Avec la playlist d’Elnorton "I Heard Women’s Voices" en guise d’avant-goût ces dernières semaines, on pouvait difficilement passer à côté de la fameuse et fort justement controversée "Journée de la Femme". Ces dames, on les célèbre 365 jours sur 365, surtout quand elle font de la bonne et belle musique et pour marquer le coup on a choisi de rendre hommage (...)



Chroniques // 9 mai 2007
Björk

Deux ans après une BO en demi-teinte pour Drawing Restraint 9 (dernier film en date de son compagnon, le sculpteur d’avant-garde américain Matthew Barney), qui m’avait laissé une impression générale assez creuse, partagée qu’elle était entre sommets de magie (Gratitude, habité par Will Oldham aka Bonnie ’Prince’ Billy dans une interprétation très (...)




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jeudi 19 septembre 2019


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