Pajo - 1968

On le sait désormais, David Pajo est né en 1968. Et voilà qu’il nous donne une raison supplémentaire de nous en réjouir...

1. Who’s That Knocking
2. Foolish King
3. We Get Along, Mostly
4. Prescription Blues
5. Insomnia Song
6. Wrong Turn
7. Cyclone Eye
8. Walk Through The Dark
9. Let It Be Me
10. I’ve Just Restored My Will To Live Again

date de sortie : 22-08-2006 Label : Drag City

Enfin ouvertement en solo, Pajo, caché un moment derrière les groupes Aerial M et Papa M, avait signé son grand retour en forme l’année dernière avec un album éponyme lorgnant sur la pop-folk d’Elliott Smith, certes peu original mais aussi touchant que pleinement abouti. Ainsi, après la dispensable parenthèse Swan, on retrouvait un Pajo à fleur de peau, alliant notamment sur l’immense Francine finesse de composition et puissance d’exécution comme aux plus belles heures de ses participations en tant que guitariste au groupe fondateur du post-rock, Slint, et à son prolongement et aboutissement, Tortoise.

Un Tortoise qui continue de l’influencer par petites touches sur ce 1968 , ou après le retour gagnant Pajo nous fait le coup du génie retrouvé. L’électro, déjà présente par intermittence sur l’album précédent, se fait ici moins ostentatoire mais plus organique, apportant dès lors un bouleversement plus profond (cf. le génial Wrong Turn), tout comme les arrangements de cordes, claviers, percus voire harmonica (le très beau Let It Be Me au lyrisme tout en retenue).

De fait, le travail sonore aidant, la pop-folk de l’américain ne se contente plus de marcher sur les pas de l’auteur d’ Either/Or et XO (dont le patronnage demeure néanmoins évident, par exemple sur We Get Along, Mostly, à la croisée de la pop, de la folk et du rock) : du contrepied en rythmique hip-hop sur le splendide Who’s That Knocking d’ouverture à Cyclone Eye, chanson centrale et sommet de l’album en forme de mise en abîme introspective sur country-folk du futur, en passant par Foolish King, petite merveille de pop mélancolique et néanmoins lumineuse, ou encore l’instrumental à fleur de peau Insomnia Song, David Pajo a de nouveau su faire évoluer subtilement sa musique.

Ainsi, en en gommant les derniers traits grossiers, il approfondit ici sa construction d’un pont invisible entre tradition folk teintée de country (Walk Through The Dark) ou de blues-rock (Prescription Blues), voire plus directement country (I’ve Just Restored My Will To Live Again, dont la simplicité des plus touchantes rappelle les plus belles réussites de Clem Snide ou Eef Barzelay), et exploration d’un genre constamment en mouvement. Un très grand album.

Une reprise de Thin Lizzy, The Boys Are Back In Town, et une face-B à la Elliott Smith sont en écoute sur la page myspace de David Pajo.

Chroniques - 04.12.2006 par RabbitInYourHeadlights
 


News // 4 juin 2009
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Chroniques // 25 mars 2017
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David Pajo est un artiste tourmenté et ce dernier opus de Papa M en est peut-être la preuve la plus évidente. Si la dernière sortie de celui qui a tenté en 2015 de mettre fin à ses jours - en raison d’infidélités de madame, qui prit ensuite la poudre d’escampette avec les enfants - a été décriée par une partie conséquente des critiques, c’est sans doute (...)




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