Rob Dougan - The Life Of The World To Come EP

Avec une tracklist composée de huit morceaux, Rob Dougan nous a fait croire à l’apparition de l’arlésienne ultime : l’enregistrement du successeur de Furious Angels. Il faut dire que, vingt ans après, cela aurait eu de l’allure. Finalement, la dernière sortie de l’Australien - depuis longtemps basé à Londres - ressemble plutôt à un EP puisque les quatre dernières pistes de The Life of the World to Come ne sont rien d’autre que les versions instrumentales des premières...

1. The Life Of The World To Come
2. Beautiful Things
3. Quasimodo’s Dream
4. And Then I Think Of You
5. The Life Of The World To Come (Instrumental)
6. Beautiful Things (Instrumental)
7. Quasimodo’s Dream (Instrumental)
8. And Then I Think Of You (Instrumental)

date de sortie : 21-02-2019 Label : Autoproduction

Ne boudons néanmoins pas notre plaisir puisque, si Rob Dougan nous frustre sur le plan quantitatif, l’assiette qu’il nous sert est parfaitement digeste. Et plus en phase que jamais avec l’esprit de Furious Angels, chef-d’oeuvre ultime combinant instrumentations symphoniques et rythmiques trip-hop.

Rembobinons. Après un long mutisme, le producteur était sorti de son silence en 2013, annonçant sur les réseaux sociaux qu’il continuait à composer sans avoir pris le temps de partager ses travaux. Deux ans plus tard, il dévoilait - déjà - quatre titres avec un The 22nd Sunday In Ordinary Time Sessions très orchestral avant de partager le très classique Misc. Sessions l’année suivante.

Rien de comparable avec l’atmosphère de Furious Angels. Le natif de Sydney semblait décidé à évoluer vers d’autres horizons. Mais The Life of the World to Come rappelle qu’il n’a pas perdu la main. Sans surplace, bien que les références à la fin des années 90 soient assez ancrées sur chacun de ces quatre titres, Rob Dougan parvient à recréer, dès le titre homonyme d’ouverture, cette magie dont nous n’osions plus espérer qu’elle émerge à nouveau.

Sommet absolu de l’EP, malgré des paroles un brin triviales - ou résolument optimistes, chacun choisira - Beautiful Things rappelle à quel point le chant haut perché de Rob Dougan peut faire des merveilles lorsqu’il se confond avec des arrangements de cordes délicats et une rythmique synthétique downtempo mais toutefois tranchante.


Le sens mélodique de l’artiste n’est évidemment pas apparent que sur ce titre, et Quasimodo’s Dream le confirme dans une veine plus prudente. Sans complaisance avec l’auditeur, sans chercher à le satisfaire d’emblée avec des beats martiaux - au contraire, les percussions apparaissent en arrière-plan, noyées par les cordes - Rob Dougan fait monter la pression et s’offre le luxe de ne pas provoquer l’extase programmée. Trop évident. L’intérêt, nous l’avons compris depuis longtemps avec lui, réside davantage dans le voyage que dans sa conclusion.

Il ne manque toutefois pas de soigner celle-ci avec le virevoltant et plus léger And Then I Think of You. Les retrouvailles avec ceux qui nous ont provoqué de telles émotions sont généralement décevantes. Pas avec Rob Dougan, loin s’en faut. A croire que sa sensibilité et son inventivité n’ont pas de limite. Ou plutôt qu’il sait rester muet lorsqu’il n’a rien d’exceptionnel à partager. Ce qui n’était pas le cas ici...

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mardi 12 novembre 2019


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