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DJ Shadow - The Outsider
The Outsider porte bien son nom : malgré la mauvaise surprise du single 3 Freaks on ne s’attendait pas à telle déception de la part du grand DJ Shadow. Mais attention, tout est relatif... ![]() 1. Outsider Intro
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Année de sortie : 2006
Découvert par James Lavelle et son label Mo’Wax au milieu des 90’s, Josh Davis alias DJ Shadow, auteur du formidable et visionnaire Endtroducing en 1996, fut le premier musicien à pousser le sampling dans ses derniers retranchements, inventant une nouvelle façon de composer et par là-même de concevoir la musique. Propulsé metteur en son du Psyence Fiction d’UNKLE, l’ambitieux projet de Lavelle, il en avait fait un nouveau chef-d’oeuvre et avait ensuite lancé sur le label Ninja Tune son propre projet collectif, Quannum, réinventant la soul avec l’appui notamment de ses collègues de Blackalicious et Jurassic 5, avant de sortir un deuxième album studio en 2002. Brillant mais inégal, The Private Press commençait déjà à laisser entrevoir les limites créatives de Shadow, et l’on s’inquiétait quelque peu de la façon dont les choses allaient tourner pour ce pilier de la musique moderne. Avec raison, malheureusement. Car si The Outsider , nouvelle livraison du DJ de San Francisco, ménage encore de beaux moments et même quelques éclairs de génie, ceux-ci ne sauraient contrebalancer le sentiment dominant de déception que l’on éprouve à la découverte de cet album à l’orientation incompréhensible, entre rap/r’n’b bluesy mainstream flirtant dangereusement avec la laideur et belles chansons plus atmosphériques et métissées mais convenues. Ainsi 3 Freaks ou Dats My Part, déviants mais aussi creux que grandiloquents, font carrément penser à du Busta Rhymes, tandis que Turf Dancing ou même Enuff, malgré la présence au chant de son excellent collègue Lateef et du leader mythique de feu A Tribe Called Quest, Q-Tip, évoquent les productions des Neptunes, exercices de style sans âme.
A partir de là l’album commence à rebondir, et passé Backstage Girl, OutKast du pauvre mou-du-genou et démonstratif, on a enfin droit à une petite merveille : Triplicate/Something Happened That Day, nouvel instrumental en deux temps cette fois, avec harpe et oboe magnifiques, puis des cris assourdis d’enfants qui jouent, visiblement inconscients du triste destin qui semble les guetter. Rien de bien original mais au moins c’est du Shadow, du vrai.
Chronique du : 24/09/2006 par |
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