A toutes les femmes que j’ai aimées et à The Like.

Un jour ou l’autre il faudra bien qu’on tienne les comptes, les gars comme les filles, histoire de savoir combien on en a aimé. Je veux bien me lancer et tout avouer, je regretterai probablement le jour où ma femme tombera sur ce billet et comprendra comment ma passion pour la musique a pu envahir mes sentiments. Mais c’est pas bien grave car pour ma défense, évidemment que je dirai que ça ne s’est jamais passé dans le lit conjugal.

- Liz Frazer des Cocteau Twins, c’est bien la seule avec qui je n’ai jamais couché (ça y est les grands mots) par contre, quand je l’entends chanter, j’ai le coeur qui bat la chamade ;
- Tanya Donelly, Belly, bellissimo ;
- Shannon Wright, officiellement, je suis encore amoureux ;
- Emilie Simon qui a eu le privilège de me voir, de me faire pleurer à l’un de ses concerts ;
- Katel, je lui envoie des lettres d’amour via indierockmag ;
- Les Elles, surtout quand elles sortaient en pyjama ;
- Brett Anderson, je fais mon coming-out ;
- Kazu Makino (Blonde Redhead, les rousses, les blondes, les brunes, peu importe tant que le charme opère) ;
- Julee Cruise, enfin, c’était plutôt Laura Palmer non elle était morte, donc je l’avoue c’était Lara Flynn Boyle mais elle ne chante pas ;
- P.J. Harvey, Kylie Minogue, uniquement dans l’espoir qu’elles me présentent Nick Cave.

Hey, Oh, bande de voyeurs, faut arrêter de vous croire sur un blog adolescent. A l’origine, j’étais simplement venu vous parler de mon amourette débutée en octobre 2005. Je cite in extenso : « A la sortie du lycée, j’ai rencontré 3 jeunes demoiselles, et elles m’ont sorti le grand jeu. Non, c’est pas sérieux, mignonnes, jeunes et douées, tout ça à la fois ? En attendant, je me régale, même si ça ne doit durer que le temps d’un morceau : The Like : "What I Say And What I Mean". » J’ai retourné le web francophone, et à ma connaissance, une seule personne les a fréquentées : Stars Are Underground aka smilydave ... mais je le connais, tu me piques mes copines en douce ?

Tout ça pour simplement dire que les petites femmes de The Like sont en studio pour préparer leur second opus, un nouveau titre est disponible sur Myspace et il y a un passage où j’aurais juré entendre une reprise du The Stars Of Track And Field de Belle And Sebastian. Que les dames citées ci-dessus ne soient pas jalouses. Elizabeth Berg (chant/guitare) est la fille du produteur Tony Berg qui travaille pour la maison de disques Geffen, en plus d’avoir été producteur pour des artistes tels que Edie Brickell, Public Image Limited et Aimee Mann. Le père de Charlotte Froom (basse/chant) est également producteur et notamment crédité sur les albums de Soul Coughing, Crowded House, American Music Club, The Bangles, Ron Sexsmith, Suzanne Vega et j’en passe. Enfin, Tennessee Thomas a pour père Pete Thomas, batteur de The Attractions, le groupe qui accompagnait Elvis Costello dans les années 80. Oui, il y a du piston à foison, mais pourquoi bouder quand la qualité est au rendez-vous.

Avant de se quitter, l’idéal serait tout de même de ne pas trop ébruiter cette affaire, je prends des risques en vous livrant ainsi mon coeur.

Site Officiel : http://www.ilikethelike.com


  - 20.10.2007 par indie


Des All-Blacks en rose

Pour se remettre d’une défaite historique face à un XV de France héroïque (l’espace d’un seul soir malheureusement), rien de tel qu’un disque qui sait superbement se parer de noir. De retour précocement à Auckland, les joueurs néo-zélandais pourront se consoler en posant sur leur platine le premier album éponyme sorti chez DFA de leurs compatriotes Shocking Pinks, qui compile les meilleurs morceaux de leurs deux premiers essais parus sur le mythique label local Flying Nun Records, à qui l’on doit déjà les plus belles perles du rock indé néo-zélandais (The Chills, The Bats et autres Verlaines). Shocking Pinks est le projet d’un seul homme Nick Harte, ancien batteur de The Brunettes, et pratique une New Wave cotonneuse à classer non loin des trop confidentiels Windsor For The Derby, comme en témoigne le sublime This Aching Deal. Discipliné, le néo-zélandais respecte les fondamentaux au pied de la lettre, parfois un peu trop quand il abuse un tantinet des clichés du genre (batterie métronomique+clavier vaporeux de rigueur sur le single End Of The World). A l’aise pour pilonner les défenses adverses au ras avec des guitares saturées branchées sur des amplis remplis de tessons de bouteilles comme chez The Jesus And Mary Chain (Blonde Haired Girl), il sait aussi jouer au large et prendre les intervalles avec des ballades qui semblent composées par un Elliott Smith ayant quitter le terrain trop tôt avant d’avoir atteint la terre promise (Girl On The Northern Line). Imprévisible, ce All-Black là pratique aussi à merveille le cadrage débordement (Smokescreen, véritable appel aux déhanchements) avant de filer à l’anglaise aplatir au centre des poteaux avec Emily, chanson en forme d’inédit des Television Personalities. Biberonné au son de Loveless, Shocking Pinks enfile avec une facilité déconcertante les perles noisy pop (Second Hand Girl, I Want U Back) comme d’autres les pénalités et prouve au final qu’aux antipodes, on est toujours capable de marquer des essais du bout du monde.
Et si en 2011, pour éviter toute confusion de maillots, les All-Blacks jouaient en rose ?

Lien myspace : http://www.myspace.com/shockingpinks
L’album en écoute :
http://www.emirecords.co.uk/players/dfa/shockingpinks/index.html

La vidéo de End Of The World :


  - 15.10.2007 par Aurelien


Nick Cave - L’idole des jeunes.

En plus de nous renvoyer vers l’histoire de l’Amérique du nord, avec un Stagger Lee qui tua de sang froid Billy DeLyon dans un bistrot comme le répète ce chant traditionnel afro-américain, Nick Cave And The Bad Seeds signe avec ce titre présent sur l’album Murder Ballads l’un des meilleurs clips de l’histoire du rock. Si le rock devait avoir un élu sur terre, ce serait Nick Cave, chantant, vociférant, se déhanchant avec la sale gueule des lendemains sur ce clip incroyable.

Maintenant, la grande question est de savoir qui de PJ Harvey ou de Kylie Minogue l’habillait et lui apprenait à danser à l’époque ?


  - 26.09.2007 par indie


The Limes, pop sans frontière

On ne peut pas le nier, myspace a bouleversé ces dernières années la façon d’appréhender la musique. D’un coup d’un seul, le site de partage est devenu un vaste espace à ciel ouvert où aux quatre coins du globe, la moindre petite note de musique jouée par n’importe quel artiste totalement inconnu est devenu accessible et visible par tous. Toutes les frontières ont été abolies. Pour le meilleur et aussi pour le pire. Pour un groupe sorti miraculeusement de l’anonymat, combien de buzz injustifiés ? Probablement trop mais peu importe, c’est le revers de toute médaille, celui qui ne brille pas. Heureusement, myspace c’est aussi l’autre face : les échanges, les partages, les amitiés, les rencontres au hasard. Ces rencontres totalement improbables il y a quelques années qui peuvent initier aujourd’hui la formation de véritables groupes. C’est le cas de The Limes, né de la rencontre il y a quelques mois, via myspace, de David, membre de Toy Fight, groupe parisien dont on a déjà dit tout le bien que l’on pensait ici et Brent qui enregistre ses compositions pop-folk sous le pseudonyme d’Henry Sparrow, à Durham en Caroline du Nord. Réunissant quelques amis : Mina Tindle, Orouni et John Hale, ils décidèrent donc de fonder The Limes avec l’idée de partager des idées musicales de part et d’autre de l’Atlantique. C’est ainsi que des démos composées à Paris se retrouvent arrangées, retravaillées et réenregistrées à Durham et vice versa. En écoutant les différentes versions sur la page myspace du groupe, on peut mesurer le chemin parcouru par chaque chanson, parfois à l’opposé de l’orientation musicale de départ. C’est ainsi que mois après mois, prennent vie des chansons à la double-nationalité, toutes plus belles les unes que les autres : de la complexité mélodique de Big Top Head, bande son d’un carnaval imaginaire à l’évidence pop déconcertante de Miniature, en passant par la mélancolie de Distressed Waitresses.

Pour définitivement concrétiser la naissance du groupe, The Limes se sont rencontrés dans la vraie vie, cet été à Durham et ont évidemment composé de nouvelles chansons, tous ensemble cette fois. Il en résulte un nouveau morceau Beyond Blue à la production digne de Pet Sounds, servant d’écrin idéal à la voix magnifique de Mina Tindle.
Un album autoproduit devrait suivre et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Henry Sparrow de passage à Paris, se produira en concert le 25 Octobre au Franc Pinot. En 2007, Durham n’a jamais été aussi proche de Paris...


Liens myspace :
The Limes
Toy Fight
Orouni
Mina Tindle
Henry Sparrow
John Hale

Crédit photo : Katy Clove

Deux morceaux en écoute :

Beyond Blue et Miniature


  - 24.09.2007 par Aurelien


Teenage Riot

Si l’on considère qu’au dela de 30.000 amis et 100.000 pages vues sur MySpace, des dizaines de vidéos sur YouTube, des articles dans des journaux de toutes nationalités et les éloges de nombreux artistes avec, parmi eux, David Bowie, un phénomène de buzz mondial est en train de se produire, alors la situation actuelle est un cas d’école ! Et il s’agit ici d’un groupe pour le moins atypique. En effet, les Tiny Masters of Today (aussi surnomés Minus et Cortex...) sont composés de deux jeunes membres. Très jeunes. Mais alors vraiment jeunes.

Effectivement, Ivan, le guitariste, est âgé de 13 ans. Sa soeur, Ada, n’en compte que 7. Privés de console et de télé pendant leur enfance, ces deux jeunes musiciens ont donc grandi avec une guitare et une basse entre les mains. Aujourd’hui, la scène rock et indie est à leurs pieds ! La liste de leurs relations et soutiens est impressionnante : Russell Simins (Jon Spencer Blues Explosion) qui a fortement contribué à leur gain de notoriété, Kymia Dawson dont la voix est présente sur plusieurs chansons, les Yeah Yeah Yeahs pour la piste Hologram World, CCS qui a remixé le titre Hey Mr DJ. Cerise sur le gâteau, David Bowie en personne n’hésite pas à les encenser sans aucune retenue !

Depuis le mois d’août dernier, le nouvel LP Bang Bang Boom Cake est disponible en Europe, la commercialisation américaine devant avoir lieu dans quelques jours. Au programme dans cet album, du rock garage d’inspiration punk/grunge/lo-fi, enfin, un peu tout ce qu’on veut mais ça ne manque pas d’énergie. Les transmusicales (en Décembre à Rennes) seront la première occasion pour le public français de découvrir ces deux kids. En espérant que ce coup de buzz ne tourne pas en une mauvaise blague comme ça peut souvent être le cas avec les enfants musiciens...

Radio Riot :

MySpace : http://www.myspace.com/tinymasters
Site officiel : http://tinymasters.net/


  - 21.09.2007 par Djii