Ukulélé Connection en Belgique.

Ce sont nos confrères de L’Idoine (que je salue au passage) qui m’ont guidé vers cette petite vidéothèque incroyable. Imaginez, le site belge d’information lesoir.be organise depuis juillet dernier des ukulélé sessions sans Julien Doré mais avec des artistes aussi talentueux que Jeremy Warmsley, Sharko, Calexico, Alamo Race Track et j’en passe.

Sur une idée originale de Cédric Petit et inspirée par Sharko qui aurait déclaré dans une interview qu’une bonne chanson n’aurait pas besoin de beaucoup d’artifices pour passer, ça deale du clip version Concerts à emporter de La Blogothèque, et qui s’en plaindra sinon les artistes qui doivent se demander à quelle sauce on les mangera demain.

A voir ici : Site des ukulélé sessions pour ceux qui ont raté le lien plus haut.


  - 20.09.2007 par indie


Magnet : le Sufjan Stevens de Norvégie

Oui... heu, malgré l’immense savoir des rédacteurs au service du Blog Indie Rock, certains succombent aussi parfois aux délires les plus puérils. Vous aurez donc sûrement saisi l’influence de la troupe des Robins des Bois dans l’immonde anacoluthe de ce titre. Bref, revenons-en au sujet de départ. Puisqu’aujourd’hui je suis parti pour faire preuve d’un humour hors du commun, j’ai envie d’écrire un petit quelque chose au sujet d’un artiste qui m’a littéralement aimanté... J’arrête, c’est promis.
J’avais pourtant cru avoir noté que le nouvel album de Magnet - aka Even Johansen - devait paraître en ce mois de Septembre 2007. The Simple Life est disponible dans son pays natal, la Norv... Norvège, depuis le mois de Mars dernier. Terriblement déçu de ne constater qu’aucun planning n’a été mis à jour sur son site officiel et outré de ne trouver trace d’une quelconque annonce de la part du label, je ne peux qu’apaiser cette déception par l’écoute des trois nouveaux morceaux disponibles sur la page MySpace de l’artiste. De là, quelques petites nouveautés, notamment une influence Sufjan-esque grandissante. Lonely No More et The Gospel Song constituent deux petites perles de ballades pop/folk. Voila qui rompt radicalement avec le très sombre The Tourniquet sorti en Europe en 2005. On en sait désormais un peu plus sur les nouvelles orientations musicales de Magnet qui se prépare à entamer sa tournée dans les pays Scandinaves. Et oui, après avoir battu le record d’altitude pour un concert (plus de 12.000 mètres de hauteur en avion en mars dernier - Lien vidéo), il faut bien retourner à son petit quotidien !
Concernant The Simple Life , une date de sortie Européenne devrait bientôt être programmée et vous en serez bien entendu avertis afin de pouvoir mettre un petit papier sur votre frigo... Hehe, subtile celle-là !


  - 20.09.2007 par Djii


Écouter Bowie tue !

C’était pourtant un week-end ordinaire, et je ne sais plus bien comment ça a commencé, mais j’ai eu une grosse envie d’écouter du Bowie. Je n’arrive déjà pas à arrêter de fumer, je n’essaie même pas, je n’allais tout de même pas céder à cette facile tentation d’écouter entre autres son album éponyme paru en 1967 dont je suis vraiment accroc.

J’ai eu beau me mettre au vert (entre simili-jardinage et balade en forêt à l’affût du moindre noisetier) , j’entendais du Bowie partout où j’allais et mes rares excursions sur le web me conduisaient inlassablement vers des groupes inspirés par David. Goliath allait-il l’emporter cette fois-ci ?

Oui, car le dimanche ce fut une sacrée découverte, la méthadone idéale pour l’accroc au Rubber Band : Oliver Future, un groupe qui nous vient de Los Angeles. On pourrait citer comme référence élogieuse le fait qu’ils ont été découverts par Adam Lasus. producteur/ingénieur des studios Fireproof Recordings qui depuis 1990 en a connu des artistes, de Juliana Hatfield à Clem Snide en passant par Yo La Tengo et tout récemment Clap Your Hands Say Yeah. Et cette fois-ci, paraît-il que c’est gratuitement qu’il a offert ses services à Oliver Future après les avoir vus en concert. Et Jeff Miller du magazine Esquire n’y va pas avec le dos de la cuillère, puisqu’il compare le premier opus du groupe intitulé Pax Futura à The Bends de Radiohead et au Pinkerton de Weezer.

Ah ces journalistes qui mettent la pression ! Pour ma part, j’en ai déjà trop entendu et ce Pax Futura sorti le 24 juillet dernier est disponible en import chez Amazon et je vais pas résister plus longtemps. Ne cédez pas à la tentation des liens ci-dessous, dit le blogueur en souriant.

Site Officiel : www.oliverfuture.com
Myspace : www.myspace.com/oliverfuture


  - 03.09.2007 par indie


Et si on se tapait un lapin ?

Zoophilement parlant, le concept pourrait plaire à certains, mais franchement des moeurs pareils ça ne rime à rien, je ne suis pas convaincu que ça fasse du bien ni à l’un ni à l’autre, à moins bien sûr d’être un lapin également et dans ce cas tout est permis.

Oui, car sur ce blog, je vois certains rédacteurs prendre un malin plaisir à causer hip hop et autres déviances rock’n’roll. Pourquoi pas ! Et ce soir, c’est samedi soir, un peu partout en France, les basses résonneront dans les clubs. En Autriche également, Bunny Lake avec son électro-rock revival new-wave semble bien affuté pour mettre le feu aux dance-floors.

N’allez pas penser que ce billet soit une espèce de coming-out pour vous révéler ma passion pour cette musique là. Non, tout au plus des groupes français comme Gomm m’ont déjà fait tendre l’oreille en live mais sans véritablement me convaincre, et ici le myspace de Bunny Lake m’a également fait passer quelques instants amusants. Un petit merci donc à Christian Fuchs, Suzy On The Rocks et Dr. Nachtstrom, la petite touche rock qui parsème leurs morceaux espérons-le, fera dériver certains de leurs auditeurs du bon côté de la force. Et si un jour je croise leur album The Late Night Tapes
, je ne suis pas contre y jeter une oreille.

Dommage, 1 seul clip pour ce groupe, et pas le meilleur de ce que j’ai pu entendre.


  - 02.09.2007 par indie


You’re not lost or broken yet...

La nouvelle est tombée au début de l’été, un peu dans l’indifférence générale. Noyée dans les annonces de personnalités musicales ou cinématographiques ayant passé l’arme à gauche dans un climat de droite délétère, une info inattendue allait apporter un peu de lumière dans un été gris pâle : Peter Milton-Walsh reforme The Apartments, le temps de quelques concerts en Australie. Pas de nouvel album à promouvoir, pas de best-of, pas de rééditions d’albums mythiques devenus pourtant introuvables. Non une reformation sans effet d’annonce tape à l’oeil, sans arrière pensée mercantile, sans attente inconsidérée non plus, une reformation juste pour le plaisir d’une poignée de fans possédant un rapport intime et fascinant avec la musique de The Apartments. Il suffit de parcourir le net à la recherche de quelques chroniques enflammées pour se rendre compte à quel point les chansons de Peter Milton-Walsh peuvent bouleverser, provoquer des émotions impalpables et tout simplement, changer des vies.
Il faut dire que The Apartments a tout du groupe maudit. Fondé en Australie au début des années 78, le groupe splittera une première fois en 1979 immédiatement après la parution de leur premier EP Return Of The Hypnotist sur le label de Grant Mc Lennan des Go-Betweens. Peter Milton-Walsh participera à plusieurs formations obscures avant de s’exiler à Londres où il sera signé sur le label Rough Trade qui publiera en 1985 The Evening Visits... And Stays For Years, le premier album de The Apartments qui sous une pochette sépia, distille une pop ligne claire alors en vogue à l’époque, mais une pop angoissée, perclue de doutes et de souffrances. Après une tournée en Europe où le groupe bénéficiera d’une relative reconnaissance notamment en France, terre d’asile bien connue des artistes incompris sur leurs propres terres, Peter Milton-Walsh et The Apartments disparaitront de la circulation pendant près de huit ans. Désillusions, retour en Australie, drogues, alcools, dépression, échecs amoureux, le lot commun et presque banal de l’artiste torturé. Jusqu’au jour où au cours d’un repas, une amie en larme lui confiera à quel point sa musique avait bouleversé sa vie et le suppliera de reprendre la musique.
Il en résultera Drift, sommet discographique et chef d’oeuvre absolu de romantisme noir. Peter Milton-Walsh joue ici cartes sur table. Les rythmiques sont lourdes, les guitares tranchantes, les mots à fleur de peau et puis surtout il y a cette voix, mal assurée dont on sait qu’elle ne triche pas, qu’elle ne ment pas. Drift est un immense disque de frustrations évacuées, d’émotions refoulées pendant tant d’années. Le désenracinement (The Goodbye Train), le désespoir (Mad Cow), la compassion (All His Stupid Friends), la fuite de l’oppression urbaine (Could I Hide Here), autant de sentiments qui s’évaporent de Drift , autant de chansons bouleversantes qui touchent en plein coeur et laissent exsangue. Deux ans après, The Apartments sortiront A Life Full Of Farewells, plus apaisé et superbement produit, pedal-steel, cordes et cuivres venant embellir les compositions magnifiques de ce songwriter de génie dont She Sings To Forget You, une reprise piano/voix de The Goodbye Train proprement déchirante. Le groupe publiera ensuite deux autres disques, Fête Foraine et Apart avant que Peter Milton-Walsh ne disparaisse à nouveau en 1997 pour se consacrer à son fils gravement malade.
Dix ans après, impossible de dire ce qui le pousse à remonter sur scène, à rejouer ces chansons d’une tristesse insondable, si ce n’est la prise de conscience que celles-ci représentent des balises éclairées indispensables et rassurantes pour une poignée de fans.

Une page myspace a été créée suite à la reformation du groupe. On peut y lire une interview de Peter Milton-Walsh, ainsi que des reviews des concerts australiens, en priant pour une venue prochaine en France, terre d’adoption du groupe...


  - 27.08.2007 par Aurelien