Un clip pour avoir la banane.

Vous êtes accroc à Myspace ? Vous aimez les jolies filles ? Vous n’aimez pas Kamini ? Ce clip est fait pour vous.

Ca s’appelle The Voyces - Kissing Like It’s Love , ça vient de New-York et leur musique me ravit encore plus le coeur qu’un morceau d’Herman Düne. Quelle bouffée d’oxygène.


  - 26.08.2007 par indie


La face B du Maestro

Si vous aimez l’indie rock (et la folk, le hip-hop, l’électro, etc.), vous aimez forcément Ennio Morricone, peut-être même sans le savoir. Tapez donc son nom dans le moteur de recherche d’Indie Rock Mag, et vous serez sans doute étonnés par la variété des artistes concernés par les articles dans lesquels il se trouve cité.

Ainsi, vous serez peut-être aussi emballés que moi par la découverte du blog de fan Morricone Lover (un grand merci à Jediroller du Forum Indie Rock pour m’en avoir fait passer le lien) qui met très régulièrement en ligne des raretés du Maestro, qu’il s’agisse de bandes originales introuvables, de bootlegs de concerts d’anthologie ou d’albums de remixes improbables.

Et comme on sait bien que certaines de ses oeuvres en apparence mineures (parmi lesquelles figurent nombre de pornos soft et de films d’horreur de série Z, souvent transcendés par le talent hors norme du compositeur italien) font partie de celles où s’exprime le plus librement le souffle lyrique et/ou créatif de ce stakhanoviste aux 500 partitions, on est certainement pas au bout de nos surprises avec cette mine de diamants virtuels.

Des diamants parfois bruts mais toujours précieux, qui valent bien toute la peine du monde à creuser un peu. Ainsi en est-il par exemple de Mosè ( Moses The Lawgiver en anglais), film italien réalisé en 1974 par Gianfranco De Bosio avec Burt Lancaster dans le rôle de Moïse, et dont vous trouverez ici la bande originale céleste en édition intégrale sur 2 CD. Un exemple réjouissant parmi bien d’autres, qu’il serait bien difficile de recenser dans ce billet tant ce blog est riche en entrées (plus de 400 !).

Allez, avant de remonter nos manches et pour se mettre dans l’ambiance, rien de tel qu’une scène culte, sur l’une des compositions les plus vibrantes du Maestro :


  - 24.08.2007 par RabbitInYourHeadlights


Le hip-hop a encore des couleurs

Ces dernières années, à mesure que les Beastie Boys, toujours en très grande forme, se trouvaient rejoints par les brillantes armadas des labels Anticon (Sole, Alias, Pedestrian, Jel, Doseone, Odd Nosdam et leurs multiples groupes, notamment les défunts Deep Puddle Dynamics, So-Called Artists ou cLOUDDEAD et aujourd’hui Themselves et 13&God, en plus de Subtle, signé chez Lex Records... ou encore, à leurs débuts, Sage Francis, Sixtoo et Buck65) et Def Jux (RJD2, El-P, Cannibal Ox, Aesop Rock), par une poignée d’autres ricains touchés par la grâce (Dälek, Astronautalis), par une jeune garde anglaise décomplexée (Day One puis The Streets et cette année Jamie T) ou même en France par les apocalyptiques Programme d’Arnaud Michniak (de retour en catimini le 18 juin dernier avec un mini-album solo intitulé Poing perdu), moitié de feu Diabologum, ou par The John Venture, groupe héritier d’Anticon justement, le hip-hop qu’on aime changeait de couleur et continuait de s’ouvrir au rock, à la folk, à l’electronica ou encore aux musiques de films, abolissant les frontières et sondant de nouveaux horizons... à l’exacte opposée de celui des charts, de plus en plus envahissant et affligeant de régression et de médiocrité.

Ainsi, les génies d’hier aujourd’hui disparus (A Tribe Called Quest, même si Q-Tip enchante toujours par ses apparitions ponctuelles, comme par exemple cette année sur l’inégale bande originale signée RZA du dessin animé Afro Samurai le temps du poignant Just A Lil’ Dude (Who Dat Ovah There)), moribonds (Public Enemy), en pré-retraite (De La Soul) ou en stand-by (le Wu-Tang Clan, du moins en tant que collectif), leurs successeurs en perte de vitesse (Roots Manuva, OutKast... voire même, dans une certaine mesure, Blackalicious), en stationnement (The Roots), en marche arrière (Jurassic 5), en hibernation (Saul Williams, ou encore Cannibal Ox, duo révélé par le sus-mentionné label Def Jux), l’emballant Kanye West toujours un peu limité par ses dérives mainstream et le talentueux Madlib, comme le prometteur MF Doom (par ailleurs associés au sein de Madvillain) par un maniérisme parfois à la limite de l’esbroufe, le hip-hop en tant que musique noire, privé tantôt pour le meilleur tantôt pour le pire de sa signification originelle, peine de plus en plus à rivaliser en intensité comme en inventivité.

RZA feat. Q-Tip & Free Murder : Just A Lil’ Dude (Who Dat Ovah There) (soundtrack Afro Samurai, 2007 - montage non officiel)



Toutefois, il demeure bien chaque année une poignée d’irréductibles capables de "résister" (du moins le faudrait-il aux yeux des puristes les plus acharnés) à l’"envahisseur". Ainsi, après son collègue du Wu-Tang, GZA (coaché tout de même par un autre "blanc-bec" de génie, DJ Muggs, ex-metteur en son de Cypress Hill), en 2005 le temps d’un Grandmasters de haute volée, ce fut l’an dernier au tour de Ghostface Killah de faire son grand retour avec le gargantuesque Fishscale, sommet de hip-hop old school nourri à la soul et au R’n’B d’antan, doublé qui plus est d’une compil’ de faces-B, More Fish, et d’un EP, Fried Fish, également pleins à craquer de petites pépites qui n’auraient pas démérité sur un double album.

DJ Muggs Vs. GZA : General Principles (album Grandmasters, 2005)



Parallèlement, un autre New-Yorkais faisait un come-back fracassant au plus haut niveau : Nas, auteur 12 ans auparavant du cultissime Illmatic , déjouait tous les pronostics en livrant avec Hip Hop Is Dead l’un de ses tout meilleurs disques, culminant sur le brûlot Black Republican, véritable tube en puissance construit sur un sample dévastateur emprunté à la Marcia Religioso du Parrain composée par Carmine Coppola, qui nous ferait presque aimer le pénible et surestimé Jay-Z.

Nas feat. Will.I.Am : Hip Hop Is Dead (album Hip Hop is Dead, 2006)



Mais pour en arriver à ce premier semestre 2007 écoulé, si la surprise est venue du londonien Dizzee Rascal, enfin libéré du carcan du grime qui limitait depuis ses débuts son indéniable talent, la palme revient néanmoins jusqu’ici à Mos Def, qui étrangement n’a pas bénéficié du même succès critique que les quatre artistes sus-cités. Chouchou de la presse depuis son premier album Black On Both Sides, manifeste soul/funk/hip-hop laché en 1999, l’artiste new-yorkais, révélé en 1998 au côté de l’excellent Talib Kweli au sein de Black Star et croisé ponctuellement en tant qu’acteur dans de petits films de studio réjouissants tels H2G2 ou encore Braquage à l’italienne, a pourtant sorti en janvier dernier, avec le bien-nommé Tru3 Magic, un nouveau chef-d’œuvre à la hauteur du précédent, The New Danger, paru en 2004. Sur ce dernier, Mos Def samplait Marvin Gaye sur l’épique Modern Marvel et s’en révélait, plus encore que le Common de Be, le digne héritier par son ouverture, sa générosité, sa conscience socio-politique et des éclats de lumière et d’intensité absents d’un Black On Both Sides placé sous le signe du cool.

Cette coolitude, bien que doublée d’un certain engagement antimilitariste, demeure néanmoins l’une des principales caractéristiques de sa musique, toujours nourrie plus ou moins directement à la liberté du jazz. Une influence que l’on retrouve sur Tru3 Magic, pour lequel l’américain se tourne cette fois vers le hip-hop old school , les BO’s de films d’exploitation des 70’s et, dans ses plus beaux moments, vers la soul rythmique et lyrique d’Isaac Hayes et de Bobby Womack.

Mos Def : There Is A Way (album Tru3 Magic, 2007 - vidéo non officielle)



Plus concis (14 chansons pour 55 minutes, alors que les précédents dépassaient tous deux les 70 minutes), Tru3 Magic ne perd pas grand chose pour autant en richesse d’inspiration, et impressionne par sa cohérence et sa capacité à cerner l’essentiel (la "vraie magie" du titre, symbolisée notamment par l’artwork minimaliste et le dénuement du packaging de l’album, ce que beaucoup ont malheureusement pris pour la touche finale d’un bâclage volontaire), là où Black On Both Sides et même The New Danger, à lorgner par moments sur le punk, le métal, l’afro-beat ou la musique tribale, s’en retrouvaient victimes d’un trop grand éparpillement.

Bref, vous l’aurez compris, malgré l’excellent Finding Forever de Common sorti le mois dernier, indispensable quoique inférieur à son céleste prédécesseur cité plus haut, Mos Def incarnera sans doute mieux que quiconque cette année l’excellence de la musique afro-américaine, dont il ne faudrait surtout pas oublier qu’elle continue d’influencer, outre le hip-hop, aussi bien l’électro que le rock ou la pop d’aujourd’hui.


  - 20.08.2007 par RabbitInYourHeadlights


Avec ou sans sucrette ?

C’est tout petit et ça sucre, on appelle ça les sucrettes, et pourtant rien ne remplacera un bon vieux n°4 de sugar (voici la preuve, que je fais aussi les courses).

Bref, ce qui nous intéresse ici, ce sont les Eat Sugar composés de Aidan, Jim, Greg et Erin et ça se passe du côté de Cincinnati (Ohio). Ces 4 là sont jeunes et bien cintrés. Avec un son fort de rock, fort de synthé et fort de café, Greg (batteur) aurait aimé faire danser tous les fans de Duran Duran, mais ce sera assurément un autre public qui viendra s’éclater auprès d’eux. Ils sont actuellement en studio, on ne sait pas pourquoi ? Mais on veut bien attendre encore un peu pour voir/entendre la suite. D’autant plus après avoir vu le clip pas sérieux de Sixteen.

Site Officiel : www.eatsugarmusic.com
Myspace : www.myspace.com/eatsugarmusic


  - 15.08.2007 par indie


Un Blog qui rock !

C’est bien connu, sur les blogs, on aime parler des autres blogs. Pour ma part, j’ai un faible pour toute cette génération Myspace qui créé des buzz sans avoir jamais signé nulle part (ça, c’est mon coté fanatique du film Dig ! ). C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai choisi de vous présenter Jonathan Coulton, blogger new yorkais de 36 ans, 8 albums à son actif en seulement deux ans. Son concept : écrire et enregistrer une chanson par semaine pour la diffuser via son site internet. Site sur lequel on peut écouter et télécharger sa musique, lire ses derniers articles, vérifier la liste de ses prochains concerts, acheter un t-shirt à son effigie, dialoguer avec lui ou avec les autres fans ou encore fouiller l’interminable liste de leurs contributions (vidéos et photos live, liens personnels...).

Coté musical, ses compositions folk-rock sont d’un classique apaisant, agréablement simples et ponctuellement rassurantes. Ce n’est bien évidemment pas sur ce registre que Coulton joue pour attirer ses 3 000 visiteurs journaliers, mais plutôt sur la proximité avec ses fans, sur l’interactivité qu’il entretient avec eux (il a notamment organisé un concours de solos afin de l’intégrer dans une de ses chansons) et le temps qu’il leur consacre (jusqu’à 6h par jour uniquement pour répondre à ses mails).

Une initiative indépendante qui rassure et surtout un concept dont on a pas fini d’entendre parler ; en attendant, écoutez :

Skullcrusher Mountain

MP3 - 5.9 Mo


  - 28.07.2007 par moiz