2009, douce overdose etc

Et voilà le premier rédacteur qui se fout à poil, comme toujours en décembre. Un petit goût amer cette année 2009, mais qui comme n’importe quelle autre se retrouve jalonnée de musiques faisant écho à mes sentiments. Une année difficile, des passions compliquées et de l’amour qui se résument en 13 disques sans peur du lendemain.

1. Un Homme et une Femme - Opium


Je ne pouvais pas mieux tomber, le nom du groupe, le nom de l’album, la musique, chacun des titres, tout fait sens ... tout autant que cet Opium reste particulièrement obscur dans le verbe. Avant même de tenir le fil rouge de ce top, cet album s’était imposé comme une évidence. Trop en parler à l’instant même serait comme me mettre à nu. Pour vous, passer à côté de ce second opus de Un Homme et Une Femme serait comme foutre en l’air une amitié qui commençait à pointer le bout de son nez. A quoi bon oser l’esquive quand on est face à une telle merveille ? Je me le demande encore ! Les monstres rêvent aussi ... dixit la chanson.

2. Lightning Dust - Infinite Light


Comme si l’espoir venait frapper à ma porte. A moins que tout ça ne soit finalement qu’un rêve. Le couple Amber Weber, Joshua Wells n’en serait-il pas un d’ailleurs ? En 2 albums, les canadiens ont mis en boite déjà quantité de divagations nocturnes, les belles, les tristes, les troublantes faisant de Lightning Dust un groupe éternel. On n’en demandait pas plus.

3. Dominique A - La Musique / La Matière


En voilà un "ami fidèle" qui se pointe toujours au bon moment, avec les mots qu’il faut, les bras chargés de musique. Je ne feindrai même pas de dire qu’il a réussi à me toucher plus par le passé, mais ce double opus regorge de ces chansons qui nous rendent admiratifs, une fois de plus. Il a voulu rentrer dans l’histoire, il est rentré dans l’histoire, raison de plus pour croire au destin.

4. Port O’Brien - Threadbare


High Without Hope même si je n’en comprends certainement pas la finesse résume assez bien l’état dans lequel j’ai écouté, j’écoute et j’écouterai toujours cet album de Port O’Brien. Une révélation comme je le disais par ailleurs, un coup de foudre à base de trois fois rien sinon une beauté 100% naturelle, qu’on devine, qu’on sublime et qui on me le confirme est bien réelle.

5. The Pains Of Being Pure At Heart - S/T


La légèreté reprend parfois le dessus fort heureusement. The Pains Of Being Pure At Heart - fort bien nommé pour l’occasion - est le groupe le plus bête et sympathique de l’année. Y’a rien de méchant dans mes propos, de la simplicité tout au plus pour dire que j’adore ça grosso modo depuis que je suis grand. Et dire que certains se compliquent la vie alors que les meilleures recettes sont connues. L’innocence, voilà ce qui manque souvent dans ce bas monde, mais pas chez ces New-Yorkais.

6. Sébastien Schuller - Evenfall


A trop prendre l’avion entre Paris et New-York, Sébastien Schuller a bel et bien fini par nous donner le vertige. Il y a ce petit goût d’insaisissable dans cet album, une oeuvre qui demande de l’attention mais qui nous le rend au centuple une fois l’envol effectué en sa compagnie.

7. Object - A Place To Hide


Indispensable et salvateur à bien des égards ce premier LP de Object. La fureur, la rage, la colère, soit, encore faut-il avoir quelques albums adaptés à nos humeurs changeantes. Et dans le genre je reste difficile au possible, j’aime à me fracasser la tête encore faut-il que ce soit fait sans lumière d’apparat. Et A Place To Hide fait ça très bien.

8. The Little Hands Of Asphalt - Leap Years


Toujours cette histoire de coup de coeur qui prend le dessus. Leap Years donne envie de tout plaquer, de partir en exil dans des contrées bien plus natures, s’isoler et vivre d’amour et d’eau fraîche. Quand on ne va pas dans les pays nordiques, c’est eux qui viennent à nous. Qui s’en plaindra ?

9. Loney Dear - Dear John


Les suédois sont dingues, enfin surtout Emil Svanängen. Il a tout lâché dans ce Dear John, un album d’une opulence rare, qui en fait des tonnes, superposant tout ce que la pop a de merveilleux. Un exercice particulièrement casse-gueule que Loney Dear a su maitriser à la perfection. Chapeau.

10. Shannon Wright - Honeybee Girls


Tiens en parlant d’amour, à crier le mien pour Shannon Wright, j’en ai presque oublié de mettre son dernier opus en date dans ce classement. Un peu plus d’unité lui aurait fait gagner pas mal de places, un peu moins de morceaux incontournables et tout le monde se serait demandé où elle était passée.

11 Starboard Silent Side / 12. Great Lake Swimmers / 13. The Fitzcarraldo Sessions

Because Our Friendship Was Mutual / Lost Channels / We Hear Voices !

Tiercé gagnant pour clôturer ce top de 2009, les 3 albums ici évoqués ne pouvant véritablement être départagés. Starboard Silent Side tout d’abord qui nous ouvre des trésors retrouvés flottant en pleine mer, les grands navigateurs de Great Lake Swimmers ensuite, qui d’album en album prennent une ampleur stupéfiante, pour terminer avec The Fitzcarralo Sessions fièrement accroché à son port d’attache pour nous enivrer avec quelques-uns des meilleurs songwriters/chanteurs de cette planète.


Une séance pour Spotify


2009 aura été marqué par l’ascension incroyable de Spotify. Même si je ne vois que des défauts à toutes ces start-up qui flirtent avec le gratuit, la pub et les abonnements, tortillant du cul à tout bout de champ et faisant de la vie de leurs petites entreprises une prostitution quotidienne, il faut bien avouer que c’est bien plus poli que le P2P d’antan. L’avenir qu’on nous réserve n’est certainement pas celui dont on rêve. Mais ce n’est certainement pas une raison pour ignorer plus longtemps Spotify et les possibilités offertes.

Playlist 2009, l’overdose ne nous arrêtera pas à écouter via Spotify :
http://open.spotify.com/user/caribou_indie/playlist/169ClN9cLYgRXc2uV0IwpU ... soit 25 morceaux triés sur le volet, 1H30 de musique.


Et puis ce sera tout pour cette année, car même si j’avais pris l’habitude de quelques extras discrètement insérés dans mon top rédacteur, ma tête est déjà tournée vers 2010. Plusieurs avis de tempête ont déjà été déposés, les fidèles, les curieux savent maintenant à quoi s’en tenir. Et toutes mes excuses à Atlas Sound et son Logos , plus belle pochette de l’année et sacrifiée ici-même. C’est honteux !



indie rock mag - IRM des musiques actuelles


dimanche 27 septembre 2020


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