2014 sans prise de tête - Partie 4

Quelles sont les raisons qui nous font, chaque année, lire et relire les différents tops affolant webzines et presse spécialisée ? Si ces objectifs plus (la volonté de partager de nouveaux disques) ou moins (l’illusion d’être un défricheur) avouables rendent l’exercice de plus en plus raillé, j’y vois essentiellement l’occasion d’ordonner mes découvertes annuelles. Et tant mieux si certains y trouvent ici et là leur compte.

70. (ghost) A Vast And Decaying Appearance

Grosse année pour n5MD, et je ne me priverai pas d’en parler encore dans la suite de ce top. Le natif du Colorado a probablement puisé son inspiration dans le catalogue Warp puisqu’en écoutant ce disque, on pense aussi bien aux débuts d’Autechre qu’à Plaid au gré des circonvolutions électroniques mélodiques.

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69. Laëtitia Sheriff Pandemonium, Solace And Stars

Avant de se faire voler ses instruments – et de les retrouver quasi-intégralement – pendant sa tournée, Laëtitia Sheriff nous avait gratifiés d’un disque qui, comme la majorité de ceux qui atteignent un tel niveau, n’a rien de linéaire. Ceci étant le seul reproche que je pouvais faire à son prédécesseur, j’ai nécessairement trouvé mon compte dans cette alternance régulière entre luminosité et opacité, expérimentations à la Kim Gordon et ritournelles électriques.


68. Ecco Freedom Summer

Le spectre de Sigur Rós plane en permanence, dÁgætis Byrjun à Valtari, sur Freedom Summer. Ceci constitue à la fois le point fort – intrinsèquement, c’est superbe – et le point faible – cela manque forcément un peu de personnalité – d’un opus délicat, doux et inspiré.



67. Foxes In Fiction Ontario Gothic

Warren Hildebrand, fondateur d’un label Orchid Tapes dont l’un des poulains apparaîtra plus tard dans ce top, a dépêché son génial compatriote Owen Pallett qui apparaît ainsi au violon sur quatre des sept pistes dOntario Gothic. Entre Sigur Rós et Grizzly Bear, la pop onirique domine le propos et crée un cocon agréable pour l’auditeur, lequel est plongé dans un monde paisible et à part où les incursions ambient constituent des respirations nécessaires.

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66. Millimetrik Lonely Lights

De manière évidente, le thème de la luminosité a inspiré Millimetrik dans la composition de Lonely Lights. On ne sera donc pas surpris de découvrir ces compositions pour illustrer, au Musée National des Beaux-Arts du Québec, une exposition centrée sur des visuels lumineux. L’électro du Canadien oscille entre IDM, dark-ambient ou même post-dubstep et l’ensemble présente une harmonie de celles qui n’ont rien à craindre de la diversité qu’elles proposent.

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65. Maailma Speculum

Les Scandinaves et leur orchestre de chambre réalisent avec Speculum l’un de ces disques dont le charme mélancolique s’avère rapidement poignant. Il se dégage de ce vague à l’âme rappelant celui de múm une alchimie étonnamment évidente, ce qui contribue à en faire l’un des albums tristes les plus aboutis de l’année.

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64. Tindersticks Ypres

Et dire qu’il y a dix ans, on croyait l’essentiel de la carrière des Tindersticks derrière eux. Ils venaient de signer deux albums moins indispensables et allaient observer un hiatus salvateur de cinq ans. A la récente trilogie (The Hungry Saw, Falling Down A Mountain et The Something Rain) s’étalant de 2008 à 2012, il conviendrait d’ajouter les différentes BOs enregistrées pour Claire Denis. Entorse à cette collaboration, Ypres est la bande son d’une exposition permanente commémorant le centenaire de la Grande Guerre à Ypres, en Belgique. Rompant avec leurs habitudes, les Nottinghamiens distillent une ambient classique et désespérée dont le niveau d’élégance n’avait plus été atteint par les Tindersticks dans cet exercice depuis Trouble Every Day en 2001.



63. Yann Tiersen Infinity

Disque enregistré entre trois îles (Islande, Îles Féroé et Ouessant), Infinity voit Yann Tiersen poursuivre la création de structures moins éthérées se rapprochant du post-rock, à l’instar de Dust Lane et Skyline. Pour autant, le Breton renoue ici avec l’utilisation d’instruments-jouets et d’éléments acoustiques délaissés dans un passé récent. Trait d’union entre deux facettes de sa discographie, Infinity ne trompe personne : malgré la quantité d’invités (Amiina, Ólavur Jákupsson d’Orka, Tiny Feet et Aidan John Moffat d’Arab Strap), la question de l’isolement en est un thème central.

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62. Gruff Rhys American Interior

Lorsque le chanteur des Super Furry Animals donne un successeur à l’excellent Hotel Shampoo, l’attente est forcément à son comble. Sans atteindre les cimes de son prédécesseur, la pop à tendance tribale dAmerican Interior s’avère aussi décomplexée que charmante.



61. Sub Liquid Beneath Your Reflection

Il y aura finalement peu de chillout dans mon top. Moins que les années précédentes, en tout cas. En ce sens, cette année, Sub Liquid aura été l’un des artistes majeurs de ce courant. En mêlant electronica, IDM contemplative et downtempo aérien, l’Américain parvient à synthétiser les influences de Caribou (à l’époque où c’était bien) et Emancipator.

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Articles - 11.01.2015 par Elnorton

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