Akira Kosemura - Romance EP
Sortie le : 13 septembre 2019
Akira Kosemura mange désormais à la table de Nils Frahm et Max Richter. Contrairement à d’autres, il n’a pas la prétention de se comparer lui-même aux plus célèbres de ses contemporains, alors nous avançons cette affirmation pour lui. Elle permettra sans doute d’éviter de répéter que l’univers du Japonais se situe au barycentre des influences des deux Allemands, se présentant comme un poil plus mélancolique que Nils Frahm et se démarquant de Max Richter par un univers moins plombé.
Pour autant, en écoutant In The Middle of the Bridge, deuxième morceau de ce nouvel EP, l’auditeur risque de ne pas déborder d’allégresse. Néanmoins, la grande force d’Akira Kosemura réside dans sa capacité à se renouveler. Sans leur apporter de modifications essentielles, il parvient toujours à donner un coffre nouveau à des morceaux qui pourraient stagner sans cet élan de vie.
Si, d’un EP à l’autre, ses compositions sont cohérentes, elles ne sont pas totalement redondantes et cette stratégie visant à publier régulièrement des EPs de trois titres (il s’agit du quatrième depuis 2017) permet à chaque morceau, puisque délivré au compte-gouttes, de bénéficier de l’attention totale de l’auditeur. Bien que ressemblant au morceau qui le précède, Reach Into The Sky se démarque par un aspect plus dépouillé.
Mais comme souvent avec les EPs d’Akira Kosemura, la plus belle réussite se situe en ouverture et donne son nom au court-format. En seulement deux minutes de piano, Romance parvient à effectuer le grand-écart entre une nostalgie à la limite de la détresse et des notes d’espoir qui ne se contentent pas de se succéder mais s’entremêlent pour former un cocktail dont on se remet difficilement, prolongé par un univers graphique trouble signé David Wenngren aka Library Tapes.
Une fois n’est pas coutume (et sans pour autant "revenir aux fondamentaux" tant les albums de cette sélection, pour la plupart d’entre eux du moins, témoignent d’une soif de liberté qui dépasse le cadre de l’indie pop même baroque ou psychédélique pour flirter avec le modern classical, l’ambient, la soul ou la musique électronique), on parle de chansons (...)
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