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Elliott Smith - New Moon
Compilation de titres rares enregistrés entre 1994 et 1997, New Moon confirme l’immense talent de songwriter d’Elliott Smith disparu trop tôt en 2003. ![]() CD1 :
CD2 :
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Année de sortie : 2007
L’annonce d’un nouvel album posthume d’Elliott Smith, qui plus est double, avait de quoi laisser perplexe. Le dernier en date From The Basement To The Hill , dernier disque studio non achevé avait quelque peu déçu les fans de la première heure, la faute à une production un peu bâclée et à des guitares un peu trop grasses pour le songwriting léger et aérien du natif de Portland. Compilation de morceaux enregistrés entre 1994 et 1997, soit juste avant le relatif succès que lui vaudra l’apparition sur la BO de Will Hunting de Gus Van Sant , New Moon est pourtant une agréable surprise et une occasion idéale pour se replonger dans la première période d’Elliott Smith qui culminera avec ce chef d’oeuvre de dépouillement et d’abandon qu’est Either/Or . On retrouve ainsi sur New Moon , plusieurs morceaux issus des sessions d’ Either/Or et de l’album éponyme, des versions alternatives de Miss Misery et Pretty Mary K, des chansons écrites pour son premier groupe Heatmiser ainsi qu’une reprise de Thirteen de Big Star, tous alignés avec une cohérence naturelle qui en font un album à part entière plutôt qu’une simple compilation désordonnée. C’est ici, sans artifice, avec ces chansons immatures comme cueillies à peine écloses qu’Elliott Smith se révèle le plus touchant quand ce n’est pas carrément bouleversant. Avec une économie de moyen totale, le songwriter américain était capable de ciseler des mélodies incroyables portées par une voix à la fois douce, fragile et fuyante. Armée le plus souvent d’une simple guitare acoustique et de sa voix la plupart du temps doublée sur deux pistes,
Plus que toute autre, la musique d’Elliott Smith s’impose comme le vecteur d’une réalité pas toujours rose, le miroir révélateur d’une société égarée et désabusée. En 1997, Either/Or dressait le portrait sans concession de l’Amérique post-Cobain. Dix ans après, les choses n’ont pas beaucoup changé. Gus Van Sant est toujours là, Elliott Smith lui a choisi d’autres horizons mais New Moon résonne comme un écho cinglant. Chronique du : 18/06/2007 par |
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