En attendant le 9 juillet .... #4
J-2, ça approche !
Un petit aperçu de The Scale pour aider à patienter encore un peu. ;)
- 08.07.2007 par
Compilations 2007 : ces dames, 2 - ces messieurs, 0
Après celles de l’âge de pierre dont vous parlait Moiz il y a quelques jours, on s’intéressera aujourd’hui à d’autres reines aux charmes moins virils. Car oui, décidément, ces dames sont à l’honneur sur ma platine en ce moment... surtout depuis que j’y ai finalement déposé pour la première fois cette fameuse compilation du label Fargo sortie fin mai, Even Cowgirls Get The Blues . Les cinéphiles reconnaîtront le clin d’oeil à un beau film de femmes adapté du roman éponyme de Tom Robbins par Gus Van Sant il y a une quinzaine d’années, et dont la musique avait été confiée à une indie folkeuse de l’époque, la chanteuse country canadienne KD Lang.
Car d’indie folk américain au féminin, il n’est question que de ça au long des 17 morceaux constituant cette compilation de haute volée, qui à part quelques écarts vers la FM (Sera Cahoone, Carrie Bell, la surestimée Lauren Hoffman ou encore Pink Nasty, sauvée par la voix d’écorché de Bonnie ’Prince’ Billy) ne retient que la crème de la crème, distribuée ou non par le label français. De fait, parmi les noms relativement connus (l’enchanteresse Karen Peris aka The Innocence Mission, l’envoûtante Jesse Sykes, la lumineuse Dawn Landes, toujours épaulée par les Earlies et dont le nouvel album Fireproof est également sorti fin mai, ou encore l’inégale Emily Loizeau, seule non américaine, et française qui plus est, de la compilation, nominée l’an dernier au Prix Constantin pour son premier album L’autre bout du monde co-réalisé par Andrew Bird, et ici étonnament vibrante), on repère déjà les grandes dames de demain, telles Mariee Sioux et Bosque Brown... ou celles d’aujourd’hui pour lesquelles l’Atlantique demeure un obstacle difficile à franchir.
Ainsi apprendra-t-on qu’Alela Diane, qui fait très forte impression avec The Pirate’s Gospel, digne des ballades fantômatiques de Faun Fables, est originaire de Nevada City en Californie et déjà auteur de deux albums, le premier, Forest Parade , sorti en 2003 uniquement sur CD-R, et le second, The Pirate’s Gospel duquel est extraite la chanson éponyme, paru l’année suivante également sur CD-R et réédité à plus grande échelle l’an dernier. Et si les quatre chansons en écoute sur myspace ne parvenaient pas à vous convaincre tout à fait, jetez donc un oeil à ce clip désarmant du merveilleux Pieces Of String, il devrait s’en charger sans problème :
Voilà donc l’une des fonctions les plus importantes d’une compilation : révéler les talents cachés. Mais il peut également y avoir bien d’autres optiques. Ainsi, BowieMania voudrait plutôt nous faire redécouvrir au présent un génie d’hier, qui certes continue à enregistrer de bons albums, mais sans comune mesure avec des chef-d’oeuvres tels que Space Oddity , Hunky Dory , Low , Heroes , Ziggy Stardust et j’en passe. Mais si le pari n’était pas gagné d’avance, au final il ne l’est qu’à moitié : même si rien ne jure vraiment à part le pénible Arno dans une dérive dutronesque tout à fait déplacée - tout ça parce que La fille du père Noël aurait inspiré son riff au Jean Genie d’ Aladdin Sane ... non mais des fois -, finalement seuls certains morceaux parmi les plus faiblards à l’origine trouvent véritablement justice dans des réinterpétations parfois étonnantes (la version mambo de This Is Not America par Microsillon et Eugénie Allquézar, la relecture country de China Girl par Rhonda Harris, le Fashion hip-hop de Botox ou la reprise instrumentale de Ashes To Ashes par le String Quartet), et Neil Hannon lui-même, pourtant accompagné de Yann Tiersen, arrive à peine à la cheville du flamboyant Life On Mars de 1971, tout comme les talentueux Los Chicros et la paire Sacha Sieff & Manuel Armstrong, malgré le charme indéniable de leurs reprises, s’attaquent à trop gros morceau avec Changes et Heroes. Et si pareillement, les Cocosuma assurent joliment avec The Man Who Sold The World, difficile pour eux néanmoins d’imposer leur poésie entre la puissance de l’original et la reprise à fleur de peau de Nirvana.
Toutefois, une exception, et de taille, justifie à elle seule l’achat sans condition de cette compilation : un Space Oddity comme il se doit en ouverture, et enterrant d’entrée tout ce qui suivra comme tout ce qui aurait pu suivre ; la meilleure chanson du meilleur album de David Bowie (et de loin, contestez autant que vous voudrez je n’en démordrai pas), transcendée comme on n’aurait jamais osé l’espérer. On savait pourtant Emilie Simon familière de cet univers de distance et d’exploration solitaire, on la savait capable de souffler sans emphase déplacée la chaleur organique et le froid synthétique dans un même mouvement d’électro pointilliste et d’envolées orchestrales, on connaissait son lyrisme vibrant jusque dans les émotions les plus contradictoires, la puissance de ses mélodies à fleur de peau alliées à un talent d’arrangeuse confinant au pur génie, et malgré tout ça on l’a encaissé de plein fouet, son Space Oddity.
En à peine plus de quatre minutes vingt, soit en gros une de moins que l’original, on frissonne d’abord de tension puis d’émerveillement, on partage l’acceptation du major Emilie Simon livrée à l’espace infini d’une solitude inéluctable avec sa candeur pour toute arme, on vit tout ça le temps de 300 battements de coeur et on en ressort KO, bouleversé.
"Though I’m past one hundred thousand miles
I’m feeling very still
And I think my spaceship knows which way to go
Tell my wife I love her very much... she knows"
On se dit alors que ce morceau pourrait être le sien, et puis on réalise qu’il l’est bel et bien : Emilie Simon ne s’est pas contentée de réinterpréter cette chanson pourtant "historique", elle en a recréé chaque son et chaque intonation.
Car c’est aussi à ça que ça sert les compilations : donner l’occasion à nos musiciens préférés de nous surprendre encore, voire même de nous donner la chair de poule comme jamais là on ne les attendait pas forcément.
Et comme pour le coup ces dames se seront chargées de tout, je me contenterai, pour terminer ce billet déjà trop long, de citer notre très chère Pix : "Girrrrrlz Powaaaaa !" ;)
- 07.07.2007 par
Un vendredi soir avec Jens Lekman
On avait découvert Jens Lekman en 2004 avec When I Said I Wanted To Be Your Dog , premier album au titre trompeur car bien éloigné du rock furieux des Stooges. Le suédois, alors âgé de seulement 23 ans, distillait plutôt une pop bricolée entre Jonathan Richman et les Magnetic Fields. Avec des moyens limités et un air de petit génie qui s’ignore, Jens Lekman tentait de concilier des orchestrations audacieuses, un son lo-fi et une voix de crooner à faire fondre les filles et rendre jaloux les garçons.
Il faudra pourtant attendre l’année suivante et sa signature chez Secretly Canadian, label entre autres d’Antony and The Johnsons, Songs:Ohia ou The Earlies pour qu’il se voie offrir la modeste reconnaissance qu’il mérite. Avec Oh You’re So Silent Jens , compilation d’EP sortis de façon confidentielle entre février 2003 et août 2004, Jens Lekman révélait son don pour composer des mélodies imparables aux charmes délicieusement rétro, se permettant au passage le luxe de sampler des artistes aussi variés que les Television Personalities, Belle & Sebastian ou Arab Strap.
Après avoir annoncé qu’il renonçait à la musique puis mis en ligne la page myspace la plus sobre du monde, Jens Lekman revient finalement à la rentrée avec un nouvel album et nous offre un premier single, Friday Night At The Drive-In Bingo.
Piano, clarinette, accordéon se téléscopent dans un joyeux charleston 50’s mais c’est encore son géniteur qui en parle le mieux : « It sounds a lot like its title. Like the blood red sun in the horizon. Like the best slash worst slash best again night of your life. Like a pair of jeans you love but would never wear in public. Like a coverband playing Walk of Life in someones backyard. Like the point where sheer boredom pushes you into the great unknown. Like the country when the country wasn’t cool. Like the peanuts in your coke. It’s one of my finest popsongs ever in my opinion, but quite different from the other songs on my forthcoming record. Love it or hate it, regardless you’re still welcome to drop by for a glass of applecider ».
<doc609
- 07.07.2007 par
En attendant le 9 juillet .... #3
En attendant le 9 juillet .... #2
Comme il paraît que certains ont des difficultés à lire les liens Quicktime, je propose de mettre aussi les fameux blips sur youtube, mais ne venez pas vous plaindre si la qualité est moins bonne, d’accord ! ;)
Aujourd’hui c’est le blip de The Lighthouse qui est à l’honneur. Il s’agit du morceau de clôture de Our Love To Admire , une espèce de petit bijou qui vous prend là et ne vous lâche plus.
Petite dédicace à mister RabbitInYourHeadlights, au passage. ;)
- 06.07.2007 par

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