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Top albums - février 2011 | Indie Rock Mag

Top albums - février 2011

Deux poids lourds du rock anglais au faîte de leur émancipation artistique s’affrontaient amicalement en ce mois de février, rien d’étonnant dès lors à ce que PJ Harvey et Radiohead aient écrasé le classement, déchaînant les passions à défaut de faire tout à fait l’unanimité sur notre forum comme ailleurs.

1. PJ Harvey - Let England Shake

Plus solaire et décomplexée que jamais, la reine PJ s’est imposée d’une courte tête devant le quintette de son ami Thom Yorke qu’elle invitait sur album du temps de Stories From The City, Stories From The Sea. Dix ans plus tard pourtant, l’Anglaise apparaît transformée, rockeuse enflammée devenue conteuse chamanique capable de tirer le meilleur de son background électrique comme de l’expérience White Chalk plus introspective et acoustique pour nous faire partager sa vision d’un monde en perdition à la manière d’une prophétesse investie d’une mission, celle d’ouvrir par la musique la voie d’une révolution philosophique et pacifiste.

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2. Radiohead - The King Of Limbs

On aura tout lu et surtout n’importe quoi sur The King Of Limbs, huitième opus qui aura vu son non-marketing tant et tant disséqué en guise de commentaire critique, faute sans doute pour beaucoup d’avoir su trouver les mots qui convenaient à ce chef-d’oeuvre flottant dans les limbes d’une électro désincarnée. Un album symbolisant à la perfection tous les paradoxes du Radiohead post- Kid A, toujours capable d’écrire de grandes chansons (Codex, Give Up The Ghost) pour mieux les plier à la cohérence et à la densité d’un ensemble privilégiant plus que jamais l’atmosphère et l’immersion sonore. Un groupe qui se moque bien des attentes et montre pourtant à son public le plus grand respect qui soit, s’adressant à lui en tant que seul critique valable de sa musique et lui offrant matière à explorer, une fois de plus, des horizons méconnus de beaucoup dans la sphère encore trop souvent étroite du rock indé, ceux de l’électro minimale, de l’IDM ou de la transe tribale.

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3. Tim Hecker - Ravedeath, 1972

Les poids lourds sont plus rares dans le drone-ambient, et pourtant Tim Hecker en fait indubitablement partie, au même titre que Brian Eno, Christian Fennesz ou plus récemment Machinefabriek. Mélodiques et pourtant insondables, monolithiques et néanmoins profondément instables voire fragiles, les évocations du Canadien, enregistrées dans une église de Reykjavík avec la complicité de l’excellent Ben Frost et un orgue comme principal instrument, nous renvoient à la nostalgie d’un futur imaginé il y a quarante ans et demeuré à l’état de rêve architectural, un univers de béton digital qui n’est pas tout à fait le nôtre et dont la mélancolie nous semble pourtant étrangement familière.


Ajoutons au passage quelques albums qui ont su tirer leur épingle du jeu au milieu de la cohue de cette fin d’hiver littéralement surchargée :

4. Loch Lomond - Little Me Will Start A Storm

Aussi intense que délicat, ce quatrième opus du combo de Portland n’a plus grand chose à envier au romantisme impressionniste et habité des Shearwater ou Okkervil River.

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5. Earth - Angels Of Darkness, Demons Of Light 1

Un nouveau monolithe à la force tranquille pour ceux qui apprécient les lentes circonvolutions instrumentales de Dylan Carlson et sa bande.

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6. The Skull Defekts - Peer Amid

Un peu de bruit de et de fureur dans ce top, une fois n’est pas coutume c’est à des Suédois indomptés que l’on s’en remettra pour une bonne petite claque de noise-rock tribal et possédé.

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7. Wires Under Tension - Light Science

Pile entre Slow Six et A Silver Mt. Zion, la nouvelle sensation d’un post-rock métissé nous vient de New-York et n’a pas fini de nous étourdir par le maelström vertigineux de ses arrangements en liberté.

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7. Aidan Baker - Lost In The Rat Maze

Le dernier manifeste claustrophobe, labyrinthique et tout en tension éthérée du leader de Nadja, créateur de forme en constant renouvellement dont nous publierons une interview très bientôt.

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7. Nicolas Jaar - Space Is Only Noise

Génie précoce et déconcertant d’aisance, imposteur arty ou parangon d’ennui, le jeune New-Yorkais n’aura laissé personne indifférent ce mois-ci et marqué des points auprès des amateurs de ballades électro downtempo aux préoccupations métaphysiques.

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