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Grizzly Bear - Yellow House
Envie de vous échapper, de partir au loin, de rêvasser et flâner, le deuxième album des étonnants Grizzly Bear vous attend … ![]() 1. Easier
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Année de sortie : 2006
De cette maison jaune, je ne pourrai par contre vous donner la clé. C’est à vous d’essayer de la trouver, même si cela peut paraître difficile au premier abord, mais une fois que l’on y est entré, on s’y sent comme chez soi, on n’a plus envie d’en sortir. On peut y parcourir les différentes pièces aux multiples facettes, monter ou descendre les escaliers en bois selon notre humeur, découvrir des merveilles cachées au fond des tiroirs ou de vieilles malles, ouvrir les fenêtres pour laisser pénétrer la brise marine ou entendre les chants d’oiseaux. Cette maison respire la mélancolie et la nostalgie, ce qui n’est pas si étonnant, vu qu’il s’agit de la maison de la mère du chanteur Edward Droste, dans laquelle le groupe s’est retiré pour ce deuxième album. A l’évidence, de nombreux souvenirs ont dû ressortir au fur et à mesure de l’enregistrement de ces 10 superbes morceaux le plus souvent émouvants. Déjà, Grizzly Bear avait surpris par son premier album Horns of Plenty sorti en ce début d’année. En provenance de New York (décidément cette ville ne dort jamais et ne cesse de nous révéler des groupes qui sortent des sentiers battus), tout comme leurs voisins de Animal Collective, le groupe redéfinit les frontières d’une folk psychédélique et expérimentale, mais le plus souvent intimiste. A l’origine Grizzly Bear était le projet de l’unique Edward Droste qui écrivait ses chansons dans sa propre chambre, chansons qui allaient justement composer ce premier album. Aujourd’hui, il s’agit d’un quatuor avec l’arrivée de Christopher Bear aux percussions, Chris Taylor à la basse et aux parties électroniques, et Daniel Rossen en second chanteur guitariste, qui peut ainsi se permettre toutes les excentricités et folies sorties de l’imagination foisonnante et débridée du chanteur. Pour nous accueillir dans cette maison, rien de tel qu’un piano qui semble venir d’un autre temps et dont quelques notes jazzy sont jouées. Rapidement, la lumière fait son apparition sur Easier avec ses arrangements rayonnants et des chœurs qui nous appellent à entrer. La batterie est discrète et douce, un banjo accompagne nos pas. Il est impossible de résister, le charme et la curiosité nous poussent à avancer encore et encore. Surtout que Lullabye semble poursuivre sur la même lancée, une guitare sèche, un piano, une flûte et je ne sais quel autre instrument, nous invitent tout en douceur à découvrir ce nouvel endroit, mais progressivement le chant choral devient mystique et presque inquiétant, la musique partant dans des divagations sonores et psychédéliques sous acide comme aux débuts des Mercury Rev. Certes la musique des Grizzly Bear est moins noisy et plus folk, mais l’influence de ce groupe semble évidente à l’écoute de morceaux comme Central and Remote qui aime prendre à contre-pied l’auditeur, dans des envolées vocales et instrumentales délirantes.
Chronique du : 28/09/2006 par |
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