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Jens Lekman - Night Falls Over Kortedala
Avec Night Falls Over Kortedala, Jens Lekman réussit un deuxième album grandiose convoquant Jonathan Richman, Stephin Merritt, Scott Walker et Burt Bacharach dans un formidable feu d’artifice pop. ![]() 1. And I Remember Every Kiss
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Année de sortie : 2007
Il s’en aura donc fallu de peu pour que Jens Lekman, en panne d’inspiration, n’abandonne la musique à tout juste 26 ans et seulement un album au compteur. A l’écoute de son magnifique deuxième album Night Falls Over Kortedala, on mesure l’étendu du gâchis qu’aurait provoqué une telle décision, prise un peu trop subitement. Désabusé et en proie au doute, le suédois avait pourtant bel et bien songé à arrêter la musique, trouvant même un emploi d’animateur de loterie (ça ne s’invente pas) qui l’amènera à composer le joliment rétro Friday Night At The Drive-In Bingo, qu’on découvrit il y a quelques semaines et qui clôt ici ce nouvel album d’ores et déjà appelé à devenir un classique. Après un premier album When I Said I Wanted To Be Your Dog, qui peinait quelque peu à concrétiser les espoirs placés en lui suite à quelques EPs confidentiels de haute volée, le petit génie suédois se vit estampillé petit chouchou de l’influent webzine américain Pitchfork suite à la sortie en 2006 de Oh You’re So Silent Jens qui compilait ces premiers essais. En se parant d’arrangements baroques somptueux, Night Falls Over Kortedala vient confirmer superbement que ses premiers balbutiements de compositeur n’étaient pas qu’un simple feu de paille appelé à brûler un talent un peu trop précoce. Avec ces envolées de cordes qui ne sont pas sans rappeler celles de The Trees de Pulp, le titre d’ouverture And I Remember Every Kiss introduit d’emblée Jens Lekman comme le pendant scandinave de Scott Walker avant que Sipping On The Sweet Nectar avec sa ligne de basse irrésistible, ne réussisse l’exploit de parachuter Burt Bacharach en pleine période disco. C’est là que réside toute la singularité de ce songwiter d’exception, capable de réaliser les grands écarts les plus périlleux symbolisés par des orchestrations audacieuses couplées à un mode de composition très amateur et lo-fi, proche de celui de Stephin Merritt des Magnetic Fields. Sommet du disque, A Postcard To Nina, vient même évoquer un enfermement improbable de Jonathan Richman dans les mythiques studios Stax.
Armé d’un tel disque, Jens Lekman vient de faire la meilleure publicité possible pour le développement du tourisme suédois. On ignore totalement où se situe Kortedala mais les nuits doivent décidément y être d’une douceur infinie. Le Clip de Sipping On The Sweet Nectar : Chronique du : 11/10/2007 par |
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