Top albums - avril 2018

Au menu ce mois-ci, requiems et corbeaux, chirurgiens satyriques et bêtes à cornes, des mondes qui s’effondrent et renaissent de leurs cendres mais surtout beaucoup de transformations, des groupes qui changent de peau et surprennent là où ne les attendait pas forcément, dans la luxuriance ou le dénuement, l’enluminure ou l’obscurcissement, la radicalisation ou au contraire un regain de décontraction qui ne tempérera pas beaucoup pour autant la tonalité majoritairement plombée de cette nouvelle sélection.




Nos albums du mois






1. Dr. Octagon - Moosebumps : An Exploration Into Modern Day Horripilation


On a d’abord été un peu surpris de retrouver Dr. Octagon au grand complet au cours de ce mois d’avril. On avait fini par se faire à l’idée que le monumental Dr. Octagonecologyst (1996) resterait le sommet d’une discographie ne comptant en tout et pour tout que deux albums. Enfin, un seul à bien y regarder, The Return Of Dr. Octagon (2006) ne comptant pas vraiment puisqu’on y retrouvait certes Kool Keith mais absolument pas les deux autres (Dan The Automator et DJ Q-Bert), remplacés par One Watt Sun. Un album forcément différent et évidemment décevant, ne retrouvant jamais la magie de son aîné. Et donc, voilà que débarque Moosebumps : An Exploration Into Modern Day Horripilation, un peu sans crier gare. Étant donné le line-up, la voilà la vraie suite de Dr. Octagonecologyst et il aura fallu attendre un peu plus de vingt années. Du coup, au tout début, on y est allé à reculons. Avait-on besoin d’un nouveau Dr. Octagon après tout ce temps ? L’eau a coulé sous les ponts et c’était déjà bien assez d’avoir un chef-d’œuvre absolu à son actif. Alors ce retour ? Eh bien, il n’aura pas l’impact de son glorieux grand frère. On n’y trouvera pas non plus le moindre titre à la hauteur d’un Blue Flowers ou d’un Earth People. Tout simplement parce qu’on n’est plus en 1996. Est-ce à dire que l’album est raté ? Absolument pas. C’est même tout le contraire mais il faut simplement accepter qu’il n’a pas la force novatrice de Dr. Octagonecologyst. Une fois débarrassé de cette encombrante comparaison, Moosebumps : An Exploration Into Modern Day Horripilation se révèle être un magnifique album, porté par la production toujours étrange de Nakamura, le flow priapique de Kool Keith, les scratchs chirurgicaux de Q-Bert et des morceaux qui écrasent tout sur leur passage : Octagon Octagon, Operation Zero ou Flying Waterbed (mais il y en a encore plein d’autres) retrouvent incontestablement la magie d’antan et cela suffit largement à le hisser sur la première marche du podium.


(leoluce)





2. Cult Of The Damned - Part Deux : Brick Pelican Posse Crew Gang Syndicate


"Est-ce que ce Part Deux : Brick Pelican Posse Crew Gang Syndicate ne serait pas un genre de Music For the Advancement of Hip-Hop mais anglais et du XXIème siècle, avec en prime un côté déglingué à la The Shape Shifters, en plus un côté crew à la Wu-Tang Clan et en bonus un petit côté cool à la Soulquarians ? Réponse : sans le retour du vieux Kool Keith, l’affaire aurait été première de notre top !
Pas moins d’une dizaine de rappeurs et une demi-douzaine de producteurs (Dr. Zygote de Strange_U, Reklews, Sam Zircon, Bisk et encore et toujours Lee Scott), beaucoup de beaux noms (pour qui suit l’actualité du hip-hop anglais et donc IRM), tous avec des identités stylistiques affirmées et toutes bien différentes : Barebase avec son style rappé/chanté, sorte d’Ol’ Dirty Bastard d’Outre-Manche qui par sa seule présence arrive à rafraîchir tout l’album, Salar et sa technique, Tony Broke et sa fulgurance, Bill Shakes et sa folie, Black Josh et sa décontraction, Stinkin Slumrok et sa rythmique bondissante, Sniff et son minimalisme, Lee Scott et Milkavelli en tauliers du truc, bref impossible de parler de tout le monde, ce Part Deux offre une pluie de one-liners parmi les plus extraordinaires d’Angleterre, et en prime transpire l’album de potes. Il n’y a qu’à jeter un œil (et une oreille) au clip de l’énorme Civilized pour s’en rendre compte, l’émulation est parfaite.
Et que dire des productions ! Hantées, effrayantes, sombres, obsédantes, lentes, narcotiques et paradoxalement incroyablement percutantes, elles collent parfaitement à un projet entre horrorcore binaire et expérimentations sophistiquées. Part Deux se veut être un concentré de Blah Records, mais il va plus loin, il signe l’avènement ou plutôt le couronnement de cette nouvelle scène hip-hop anglaise et aurait finalement et logiquement pu être baptisé Blah Records Presents : Music For The Advancement Of Britain Hip Hop. De cet album, on en reparlera encore dans 20 ans, on prend les paris ?


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(Spoutnik)





2. Wrekmeister Harmonies - The Alone Rush


La bataille pour nos âmes entre les forces des ténèbres et celles de la lumière qui faisait rage sur Then It All Came Down et les tourments mystiques du tout aussi doomesque Night Of Your Ascension avaient laissé place l’an passé aux élégies plus épurées d’un Light Falls aux faux airs de post-rock violoneux des grandes heures de Constellation. C’est donc en toute logique que les influences metal du manitou J.R. Robinson s’évaporent encore un peu plus sur ce cinquième opus pour Thrill Jockey en autant d’années. Toutefois, Wrekmeister Harmonies n’a rien perdu de son intensité et la grand-messe d’introspection gothique à laquelle communie l’auditeur de The Alone Rush n’en réserve pas moins ses moments de noirceur des tréfonds de la conscience, du crescendo hanté du final de Descent Into Blindness aux dissonances cuivrées et saturées d’un Forgive Yourself And Let Go qui tutoie la folie pour mieux s’en extirper via une coda rédemptoire aux claviers clairs-obscurs, en passant par les cris de damnée et les synthés façon John Carpenter de Behold ! The Final Scream, sommet d’un disque dominé par la voix caverneuse du Chicagoan qui n’avait jamais autant sonné comme le Nick Cave au cœur lourd des chefs-d’œuvre habités du tournant des années 80/90.


(Rabbit)





4. Wizards Tell Lies - Bad Nature


On parlait de transformation, Matthew Bower s’y connaît tout particulièrement, et pas seulement parce qu’il arbore un masque tantôt de renard, de hibou ou de cerf en avatar de ce projet occulte et mélangeur. Après le dark ambient forestier de The Occurrence, les dystopies électroniques de The Failed Silence, le post-rock bruitiste et tempétueux de The Ninth Door ou le mystique et labyrinthique Lost King, After You aux accents darkjazz de 2017, le Britannique nous revient ainsi en mode full nightmare avec ce Bad Nature malsain à souhait dont le venin se propage de riffs doomesques et distos harsh (Squirm, Candiru) en radiations ténébreuses et martèlements martiaux (Raven Not Crow Kaw, Cowbane Delirium). Caractéristiques de ce nouvel opus, une batterie pesante dont chaque frappe sonne comme une implosion dans le cortex et un certain minimalisme des instrumentaux semi-improvisés contrastant avec la densité des textures qui les phagocytent peu à peu (ou le contraire sur Brain Fungus Takeover qui se déleste à mi-chemin de ses murs de sons cauchemardés pour ne plus garder que des pulsations aux résonances vertigineuses et oppressantes), mais aussi quelques attaques frontales comme sur Loris Toxin avec sa rythmique presque drum’n’bass ou le punk des enfers du laconique et vénère Ponies Bite. On est parfois proche du metal indus d’un Godflesh mais s’il avait copulé avec Greymachine (l’énorme Shakma, entre déluge massif et abîme insidieux), autant dire que l’ami Justin K. Broadrick n’a plus qu’à bien se tenir !


(Rabbit)





5. Terminal Sound System - The Endless Sea


"A l’instar de son prédécesseur Dust Songs, The Endless Sea nous gratifie de véritables ballades électro-acoustiques, à l’image de Verses, au spoken work plus en avant, dont la guitare narcotique doublée de textures vacillantes laisse place en milieu de titre au futurisme cauchemardé de battements post-industriels et de synthés post-apocalyptiques que ne renierait pas Justin K. Broadrick, ou plus loin du déglingué The Hum passant de la sérénade la plus neurasthénique au post-rock le plus abrasif en l’espace de quelques secondes bourdonnantes et sur le fil de l’implosion. Pour autant, A Sun Spinning Backwards aussi a laissé des traces, des martèlements tectoniques de l’ouverture For the Silent où les radiations oscillatoires de matière noire côtoient des lames de bruit blanc au downtempo techno-indus sur crescendos de crépitements viciés du morceau-titre, et c’est ainsi à une véritable trilogie que semble mettre fin ce nouvel opus de l’Australien Skye Klein impressionnant de maîtrise et paradoxalement d’abandon de soi, troublant de puissance et de fragilité mêlées."


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(Rabbit)





6. Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL - Sauvage Formes


"L’Orchestre Tout Puissant reste indéniablement ce qu’il est : un truc très métissé et toujours nuancé qui n’amoncelle les strates que par intermittence. La plupart du temps, on est plutôt dans le mélange, le tissage minutieux et la distribution parcimonieuse des uns et des autres. Dans la version XXL, chacun occupe les devants à tour de rôle. Il n’en reste pas moins que quelques différences se font tout de même entendre. En premier lieu au niveau des voix : on reconnait toujours immédiatement celle de Liz Moscarola mais elle n’est plus seule puisque sur Sauvage Formes, « everybody sings » et le fait en anglais et aussi en français (ce qui est nouveau). Ce qui change aussi, ce sont évidemment les cordes. Trois fois plus nombreuses, elles sont partout et tapissent élégamment les interstices, à l’instar de ce So We All final auquel leurs langueurs apportent une grande part de mélancolie. C’est peut-être là sans doute le plus grand changement de Sauvage Formes  : son aspect ténu, un peu moins débordant qu’auparavant. Pour le reste, on retrouve toujours le tapis percussif foisonnant et virevoltant, cette guitare toujours anguleuse et Exienne, les cuivres majestueux et les contrebasses caoutchouteuses toujours divinement captés par John Parish et cela donne son lot de morceaux prototypiques, urgents et ultra-magnétiques."


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(leoluce)


Nos EPs du mois




1. Mata - Atam


Le peu d’informations glanées sur la toile nous apprend que le groupe est né en 2016, au fin fond de l’Italie, à Trodica, comme autre projet des membres des tout aussi obscurs Nevroshockingiochi. Non content de retourner les mots, ce sont aussi nos esprits qu’ils retournent : une base difficilement identifiable, si ce n’est une folie certaine, un amour pour l’instable et les pistes brouillées. L’écoute révèle un grand disque qui aurait tout aussi bien pu être un premier album s’ils n’avaient décidé que ce serait un EP. 4 mouvements tiraillés entre noise rock et glitch, baignés par la mélancolie, la langueur et l’aliénation, le tout dans la langue de Dante. Un très grand premier EP, en somme !


(Riton)



2. Jakprogresso - Black Tar Magician


Comme l’imagerie satanique de l’artwork l’atteste, Black Tar Magician est fait du même bois que lEnergy Exorcist du mois dernier (nous en parlions ici). Jak Progresso continue à styliser ses versets lents et rauques vers l’occultisme hip-hop le plus primaire et malsain, saupoudrant le tout de beats chaotiques et minimaux, de sons dénichés dans les endroits où l’on ne se promènerait pas la nuit et d’une froideur à couper le souffle. On ne revient pas indemne de ces 6 pistes en forme de concentré d’épouvante et l’auditeur exercé y trouvera même grandement son compte puisque ce Black Tar Magician est juste le meilleur Jak Progresso de l’année (en attendant le mois de mai, on en reparlera bientôt).


(Spoutnik)



3. Strangelove - EP 2


Par-delà les ambiances narcotiques au groove inquiétant du Purple EP et les textures liquéfiés au beats étouffés voire absents d’un EP 1 où l’on croisait déjà la soul biscornue de Bellatrix au détour du gospel désossé du bien-nommé Lonely Souls, Strangelove termine sa mue "ambient hip-hop" sur ce troisième format court en 5 ans. Sommet d’étrangeté où les soundscapes psyché hantés par des samples vocaux désincarnés (DMT) côtoient les flows plus abstractionnistes que jamais de Freedom, Chango et Jakoboski dès le superbement épuré Joni (où la sus-nommée Bellatrix chasse le temps d’un refrain vénéneux et acidulé sur les terres du trip-hop de Tricky), EP 2 alterne ainsi méditations subaquatiques aux réverbs cristallines et péripéties chamaniques dans la jungle d’Amazonie (Duality), rétro-futurisme moelleux aux basses rondes et cuivres 70s, spoken word mystique et ambient-techno ténébreuse (Chasing Rabbits, où les Londoniens prennent leur pied à réinventer le Big Bang) avant d’en terminer sur les saturations déstructurées et autres syncopations post-funk d’un So Be It aux allures de chaînon manquant entre Antipop Consortium et Captain Murphy. Ovniesque !


(Rabbit)



4. Chaos Echœs w/ Mats Gustafsson - Sustain


Quand d’excellents artisans du chaos sont rejoints par un alien au saxo, c’est l’assurance d’une descente aux enfers par le chemin le plus long, en dévalant la pente à l’aveuglette perdu dans des pensées malsaines. Ne jamais, à moins d’être comme moi masochiste, confier ses vacances à ces messieurs.


(Riton)



5. Pruven - Routes


Montaigne pensait que seul le cheminement compte et non la destination (Jean-Jacques Goldman aussi me direz-vous, du coup je vous demanderai poliment de vous taire), Pruven développe cette théorie en 6 pistes pour presque autant de producteurs. Des autoroutes linaires contemporaines signées Structure et Osho aux petits chemins cabossés vintage signés Jak Tripper (aka Jak Progresso, encore lui) et Ichiban Hashface, Routes EP se termine par un track 100% Pruven, un morceau dynamique et martial qui pose la question : à quand un album de Pruven avec lui seul à la production et au micro ? Ce serait bigrement intéressant !


(Spoutnik)




Notre beat tape du mois




- Hellnote - Hellnote Presents : ONE4IDLEEYES Vol. 1


Aux coups de boutoirs jouissivement assénés succèdent le miel et sa chaleur, l’auditeur lambda bouge la tête à se la désarticuler et tout d’un coup il ondule, pour résumer, ce ONE4IDLEEYES Vol. 1 nous est littéralement tombé des mains ! Les San-Diegans de Hellnote signent là avec Adamnt, Artoo, Manofue, Wurdz et Mogli une beat-tape collaborative aussi sucrée que salée qui présage les barbecues estivaux et la zik qui va avec, et le pire (ou le mieux) c’est que toutes les références du label sont comme ça ! A suivre !




(Spoutnik)


Les bonus des rédacteurs




- Arms and Sleepers - Find the Right Place


"Mirza Ramic et Max Lewis continuent de mêler hip-hop, chillwave et féérie sur ce successeur du sublime Life Is Everywhere de 2017, produit une fois de plus par leur compère Sun Glitters. La dream-folkeuse californienne Steffaloo y navigue dans un scintillement entre deux morceaux rappés, les MCs Kdeem et Infidelix - et surtout Amber Ryann pour la gent féminine sur une paire de morceaux où son flow à la fois anxieux et résolu fait merveille - prenant la suite des excellents Serengeti et Airøspace sans trop démériter sur cette ode essentiellement planante et mélancolique à la satisfaction du duo d’avoir trouvé sa place dans l’underground électronique, après des débuts remarqués il y a 10 ans à la croisée du post-rock et du trip-hop. Un aveu d’humilité qui se ressent dans les instrus parfois délicieusement jazzy et surannés (A Little Larger Than the Entire Universe) mais toujours oniriques et efficacement syncopés."


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(Rabbit)

- Al.Divino - Monumentality


Avec les têtes de gondole du moment (même si ça dure) du rap d’en dessous que sont Tha God Fahim ou Estee Nack, Al.Divino commence à se faire un blase certifié puriste et à montrer une belle envie de foutre le bordel, mais là avec Monumentality (et Abrakadabra, Alakazam ! ce même mois), il impose son flow éraillé et abstrait à la face du monde ! Bande-son d’un film "monumental" en forme de long travelling de 33 minutes sans pause, l’album est une énorme déflagration verbale, linéaire et glaciale, une pure volée de violence épurée et froide, sans aucun beat (ou presque), sans artifice, sans fioriture, quelque chose à la Ka énervé ou à la RZA d’il y a 20 ans s’il en avait eu l’idée. Une anomalie dans le rap de 2018 et donc une évidence pour nous !




(Spoutnik)

- Tunesurge - Interdreamer


Les méandres de Bandcamp regorgent de belles découvertes, dont Tunesurge fait incontestablement partie. De cet artiste, nous ne savons d’ailleurs pas grand chose de plus, si ce n’est qu’il détient une discographie bien fournie qui méritera sans doute d’aller y jeter une oreille. Pour l’heure, intéressons-nous à Interdreamer qui s’avère être un véritable appel au rêve. C’est donc bercé par l’ambient contemplative et délicate de In Stillness Of Soul que nous entamons ce voyage de 45 minutes et si la douceur est le fil rouge de ce chemin, nous ne sommes pas épargnés par quelques sursauts (Follow The Symbols) ou autres noirceurs (Dark Dreams, Fighting Fear). Mais quelles que soient les voies explorées par ces soundscapes oniriques, ce sentiment de quiétude finit toujours par prévaloir.




(Spydermonkey)

- HEADS. - Collider


"Auteur en ce nouveau printemps de son second album Collider, HEADS. excelle dans l’art du noise rock obscur malgré la nature renaissante. Le trio allemand, en réalité dispersé sur plusieurs continents, brave la tempête sans jamais perdre pied. Ses riffs pesants captivent par leur mélodicité hypnotique et constituent de véritables incantations obnubilantes. Ses complaintes reposent essentiellement sur des guitares appuyées par un batterie subtile mais marquée aux moments opportuns. Le tout s’apparente à bon escient au grunge quand il ne prend pas de la hauteur pour s’élever au post-rock. La prestidigitation s’achève avec la tessiture magnétique d’Ed Fraser aussi grave qu’envoûtante. HEADS. s’avère ainsi capable des plus belles apesanteurs sans véritablement s’extirper de ses sombres abîmes."


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(Baron Nichts)

- Father Murphy - Rising. A Requiem for Father Murphy


Près de 15 ans d’existence, 6 albums et un dernier baroud d’honneur en live en compagnie de Jarboe, et le duo tire sa révérence sous la forme d’une cérémonie d’enterrement des plus sombres mais aussi des plus émouvantes. Rising. A Requiem for Father Murphy est sans aucun doute la meilleure conclusion que pouvaient nous offrir ceux qui au départ d’une musique lo-fi foutraque, un brin médiévale et bricolée sont devenus icônes de l’occulte ritualiste italien... une oeuvre de comedia dell’arte mutée en tragédie grecque où la solennité religieuse prend part à la neofolk, l’ambient et l’expérimental. Espérons qu’après ça ils renaissent.




(Riton)


La playlist IRM des albums et EPs d’avril






Les tops 5 des rédacteurs



- leoluce :

1. Zohastre - Pan And The Master Pipers
2. Heads. - Collider
3. Marc Ribot’s Ceramic Dog - YRU Still Here ?
4. Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp XXL - Sauvage Formes
5. Dr. Octagon - Moosebumps : An Exploration Into Modern Day Horripilation

- Lloyd_cf :

1. Dr. Octagon - Moosebumps : An Exploration Into Modern Day Horripilation
2. Speedy Ortiz - Twerp Verse
3. Wrekmeister Harmonies - The Alone Rush
4. Eels - The Deconstruction
5. The Amazing - In Transit

- Rabbit :

1. Wrekmeister Harmonies - The Alone Rush
2. Cult Of The Damned - Part Deux : Brick Pelican Posse Crew Gang Syndicate
3. Wizards Tell Lies - Bad Nature
4. Terminal Sound System - The Endless Sea
5. Dr. Octagon - Moosebumps : An Exploration Into Modern Day Horripilation

- Riton :

1. Father Murphy - Rising : A Requiem for Father Murphy
2. Cult Of The Damned - Part Deux : Brick Pelican Posse Crew Gang Syndicate
3. Sectioned - Annihilated
4. Terminal Sound System - The Endless Sea
5. Mouse On Mars - Dimensional People

- Spoutnik :

1. Cult Of The Damned - Part Deux : Brick Pelican Posse Crew Gang Syndicate
2. Al.Divino - Monumentality (& Abrakadabra, Alakazam !)
3. Blackfist - Strapped 4 Survival
4. Dr. Octagon - Moosebumps : An Exploration Into Modern Day Horripilation
5. Bisk - INYOURDREAMS

- Spydermonkey :

1. Wrekmeister Harmonies - The Alone Rush
2. Tunesurge - Interdreamer
3. Wizards Tell Lies - Bad Nature
4. GRÓA - GRÓA
5. Julian Civilian - Frá mána til mána



indie rock mag - IRM des musiques actuelles


dimanche 18 novembre 2018


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