2013 au peigne fin : Pop not dead - 33 disques "pop" à la sauce IRM

En dépit d’une nette prédominance des musiques instrumentales de type ambient/expérimental dans mes écoutes de l’année, ce cru 2013 m’aura réconcilié avec le format pop, pléthore de beaux disques aussi singuliers qu’attachants pour lesquels ne s’applique aucun des bêtes adages que les blasés du cirque pitchforkien nous assènent chaque année : "le rock est mort", "l’indie est devenu un repaire de hipsters", "la pop n’invente plus rien", malheureusement confortés dans leurs certitudes par la plupart des disques encensés sur la toile comme ailleurs.

Des adeptes du nu-disco ou des synthés ringards aux revivalistes d’une pop psyché pompée avec application mais sans saveur sur les fleurons 60s, cette pop-là n’a bien entendu rien à voir avec celle qui m’intéresse ici. Car en 2013 il y avait une vie au-delà des Daft Punk, Arcade Fire ou Vampire Weekend, à condition d’aller fureter ailleurs que dans les colonnes des faiseurs de modes (ou des 90% de blogs qui leur emboîtent complaisamment le pas plutôt que de se rendre utiles en défrichant), aux frontières de l’électronique, de la noise, du free jazz, du drone mais sans avoir pour autant besoin de sacrifier l’immédiateté des mélodies, l’accroche rythmique et la résonance émotionnelle des chansons.

La preuve en une cinquantaine d’artistes, 33 disques essentiels et quelques bonus.


Le top ten



1. Moongazing Hare - The Sunderland Valves

< 2ème du top de janvier >

Onirique et hanté, le purgatoire fait disque du Danois David Folkmann Drost cherche l’espoir dans le brouillard de ses errances psyché, quelque part entre folk liturgique d’une autre époque et noise ambient fantasmagorique peuplée de fantômes, de souvenirs et de regrets. Autant dire que j’aurais très bien pu glisser ce disque dans l’une des sélections plus expérimentales qui suivront, mais en tant que premier gros choc musical de l’année il me fallait bien le classer premier quelque part, dont acte.


2. Scout Niblett - It’s Up To Emma

Exit Steve Albini, celle que l’on comparait depuis ses débuts à PJ Harvey, Shannon Wright, Cat Power et consorts s’est prise en main pour livrer son album le plus intense et dépouillé à ce jour, aux affleurements orchestraux d’autant plus poignants qu’ils naissent on ne sait trop comment d’un blues-rock désertique prenant bien soin de camoufler ses bleus à l’âme et sa fragilité sous une morgue électrique minimaliste et névrosée.


3. Sigur Rós - Kveikur

< streaming du jour >< 1er du top de juin >

Assurément l’album le plus fédérateur de cette sélection au sein de l’équipe d’IRM, il semblerait pourtant que ce retour de flamme des Islandais après le contemplatif Valtari n’ait pas fait long feu du côté de la presse spécialisée, largement absent des bilans de fin d’année. C’est pourtant leur meilleure sortie depuis Takk..., cyclothymique et flamboyante à souhait dans jamais tomber (hormis peut-être avec le single Brennisteinn) dans la boursoufflure ou le trop-plein.


4. David Grubbs - The Plain Where The Palace Stood

< chronique >

Un album "pop" pour l’ex Gastr Del Sol n’est pas forcément l’idée que s’en font les amateurs de mélodies évidentes et d’arrangements carillonnants. Introspectif et libertaire, The Plain Where The Palace Stood alterne brillamment instrumentaux déconstruits et chansons désabusées, échappées dissonantes nourries au math-rock ou aux musique tribales et ballades atonales au bord de l’effacement.


5. Bill Baird - Spring Break Of The Soul

< streaming du jour >

Loin des révérences passéistes vantées par une critique jeuniste que le pompage en règle des aînés n’a plus l’air de beaucoup gêner, l’ex Sunset demeure le héros d’un psychédélisme sous perfusion 60s certes mais singulièrement aventureux, où spoken word, abstract et mysticisme saturé côtoient groove dada, pop orchestrale et tropicalisme bigarré sur fond de collages schizophrènes et d’atmosphères hallucinées. Le pied.


6. Juana Molina - Wed 21

< streaming du jour >

L’Argentine ne déroge pas à son sans-faute discographique avec ce nouveau bijou de transe hypno-folk chamanique, qui ne révolutionnera pas sa musique mais en creuse encore un peu plus les contrastes baroques et vertigineux, entre hymnes gourmands et reflux tourmentés du subconscient.


7. Cock & Swan - Secret Angles

< streaming du jour >< 5ème du top de septembre >

Si Boards Of Canada avait débauché le fantôme de Trish Keenan et un batteur live, ça aurait pu donner cet album de Cock & Swan. Ou pas. Parce qu’avec BoC trop occupé à capitaliser sur son sillon 90s, le voilà le vrai chef-d’œuvre de psychédélisme stratosphérique aux synthés vintage de ce cru 2013, armé de basses groovesques et d’un spleen mélodique blafard qui n’appartiennent qu’à lui.


8. The Electric Soft Parade - Idiots

< streaming du jour >

Insipide et daté pour certains (souvent les mêmes qui célèbrent les plagiats coulés dans le formol de Foxygen et leurs copains, avouez qu’il y a de quoi se bidonner un bon coup), simplement hors du temps pour d’autres, ce cinquième opus des frangins de Brighton ne cache pas sa passion pour la pop 70s mais quand on a un talent de cette trempe pour le songwrting et les mélodies, on peut se permettre tous les handclaps, chœurs ensoleillés et solos de guitare rétro-futuristes qu’on veut. Point barre.


9. Mimu - Elegies In Thoughtful Neon

< streaming du jour >

Les rêveries baroques et texturées de cette première sortie du label Liska Records nous ont révélé l’une des personnalités les plus audacieuses et attachantes de la pop d’aujourd’hui, capable d’accommoder exigence de la musique contemporaine ou de l’ambient expérimentale et immédiateté de la pop électronique. Un jour peut-être parlera-t-on de Mimu Merz comme de la nouvelle Björk, on ne sera pas peu fier alors d’avoir été les tout premiers à la défendre.


10. The Magic Theatre - The Long Way Home

< streaming du jour >

Toujours savamment arrangée par Dan Pop, la twee pop débridée des ex Ooberman part dans tous les sens et conjugue à la perfection romantisme et ironie, ferveur lyrique et regard désabusé sur l’humanité, l’irrésistible personnalité de Sophia Churney finissant de nous désarmer comme il se doit et de lier entre eux ces hymnes exubérants, ballades intimistes et autres cavalcades ardentes.



23 albums supplémentaires



- 11. Atoms For Peace - Amok

< 1er du top de février >

Allez savoir pourquoi des cohortes entières de fans de Radiohead ont ignoré ce disque. Tout ne confine pas au génie sur AMOK loin de là mais le quintette d’Oxford a-t-il encore été génial sur un album entier, passé Hail To The Thief  ? Entre la fraîcheur apportée par les nouveaux collaborateurs de Thom Yorke, la beauté foisonnante et névrotique d’une production électro organique qui doit beaucoup à son album solo The Eraser et l’imparable Default, ce premier opus d’Atoms For Peace méritait bien une place d’honneur aux portes du top 10.

- 12. Chelsea Wolfe - Pain Is Beauty

< chronique >

Finalement découverte avec ce disque (que je me suis empressé de compléter par les trois précédents), la prêtresse californienne m’a envoûté d’emblée par l’intensité vaporeuse, la volupté dramaturgique et le magnétisme païen de ses chansons empruntant au doom ou à la folk comme au post-punk ou à l’électronique, à mille lieues des clichés darkwave dans lesquels se complaisent la plupart des suiveuses de Siouxsie.


- 13. Paul Mosley - A Chattering Of Birds

J’avais quasiment lâché Paul Mosley depuis le fabuleux Fear et le triptyque d’EPs qui s’en était suivi, tout ça pour en retrouver la magie musicale intacte et le chant toujours aussi radieux sur ce Chattering Of Birds aux chansons atemporelles en quête d’espoir et de liberté, bénéficiant des arrangements virevoltants d’une véritable troupe de musiciens amis. Un petit chef-d’œuvre de pop romantique au lyrisme contenu.


- 14. The Flaming Lips - The Terror

< chronique >< 5ème du top d’avril >

Marquant le retour des Lèvres en Feu aux préoccupations plus narratives de ces albums concepts qu’ils affectionnent, The Terror est le grand disque gueule de bois qu’on attendait de Wayne Coyne et sa bande après la grande fiesta sous psychotropes de leurs dernières sorties, album purgatoire lorgnant sur la noise, le krautrock ou le dark ambient pour mieux confronter ses auteurs à leur angoisse du vide, du vieillissement et de l’aliénation.

- 15. Lisa Germano - No Elephants

Ne trouver Lisa Germano dans aucun bilan cette année donne sérieusement envie de pleurer. Comment ne pas être bouleversé jusqu’à l’os par la chamber pop de l’ancienne complice de Eels et Giant Sand demeure un mystère à la hauteur de ces fêlures de l’inconscient que viennent remuer les chansons fragiles et bucoliques de ce No Elephants et ses arrangements bricolo et un peu hantés (la palme de l’étrangeté à Dance Of The Bees ainsi qu’au morceau-titre avec leurs afflux d’interférences téléphoniques).

- 16. Portugal. The Man - Evil Friends

< streaming du jour >

Même sans atteindre tout à fait les sommets de glam métissé dAmerican Ghetto et The Satanic Satanist, John Gourley et sa bande demeurent les dynamiteurs les plus singuliers du rock mainstream d’outre-Atlantique, une flopée de tubes imparables à l’appui dans une veine plus sombre et décadente que met bien en valeur la production contrastée de Danger Mouse.

- 17. Goldfrapp - Tales Of Us

< 6ème du top de septembre >

Nul doute que si Tales Of Us et The Seventh Tree étaient sortis dans la foulée du faramineux Felt Mountain, personne n’en aurait fait grand cas. Mais au regard du parcours chaotique de Goldfrapp sous l’impulsion d’une chanteuse bipolaire que la disco-pop à synthés des années 80 semble fasciner plus que de raison, ce petit bijou de lyrisme en clair-obscur marqué par le romantisme éthéré d’un John Barry fait plaisir à entendre, et d’autant plus après l’affreux Head First.

- 18. Laura Veirs - Warp & Weft

Après une paire d’albums vite oubliés, la meilleure songwriter indie folk de la précédente décennie reprend du poil de la bête en alternant pop songs orchestrées, ballades à l’Américaine, brûlots rock et digressions jazzy sur ce disque téméraire et racé, véritable suite d’un Salbreakers dont je ne me suis toujours pas lassé.

- 19. Marnie Stern - The Chronicles Of Marnia

< streaming du jour >

Moins foutraque mais tout aussi détonnant que les précédents produits par Zach Hill, ce nouvel opus de la guitar héroïne noise-pop du label Kill Rock Stars multiplie les cavalcades épileptiques et les chœurs fantaisistes avec un plaisir communicatif et un sens mélodique hors du commun.


- 20. Grumbling Fur - Glynnaestra

Impossible de sortir le moindre bilan 2013 sans au moins un album estampillé Thrill Jockey, tant le label de Chicago a été au top partout et tout le temps cette année (rock expérimental, électro, drone, folk, noise, psychédélisme...). Ça tombe bien, le duo de sorciers formé par Alexander Tucker et Daniel O’Sullivan résume un peu tout ça avec sa pop incantatoire aux télescopages d’influences hypnotiques et nébuleux.

- 21. Motorpsycho - Still Life With Eggplant

Revenu de ses aventures orchestrales avec Ståle Storløkken, le combo norvégien de l’écurie Rune Grammofon fait la part belle à ces épopées rock où jams psychédéliques hors format côtoient mélodies light et ballades acoustiques, dans la plus belle tradition 70s sans pour autant sonner daté ou déjà entendu.

- 22. Arrington de Dionyso’s Malaikat dan Singa - Open The Crown

< streaming du jour >

Encore un disque halluciné pour le stakhanoviste free-punk d’Olympia, où les fulgurances du saxo et autres mantras du chant diphonique se frottent à Gainsbourg, à la no wave et au ragga indien dans une transe aussi jubilatoire qu’éreintante.


- 23. Benoît Pioulard - Hymnal

< 1er du top de mars >

Tout en ferveur brumeuse et textures élégiaques, ce nouvel album de l’Américain s’inscrit dans la bipolarité du chef-d’œuvre Précis, entre immédiateté folk et spiritualité des nappes ambient, grandeur céleste et miniatures lo-fi. Une valeur sûre.

- 24. Owen - L’Ami du Peuple

< 6ème du top de juillet >

Même si ses travaux solo au sein d’Owen privilégient mélodies ferventes et arrangements foisonnants, le Chicagoan Mike Kinsella n’oublie pas tout à fait les racines noisy de son groupe Joan Of Arc sur ce nouvel opus folk-pop tenté par les rythmiques en montagnes russes du post-rock.


- 25. Jenny Hval - Innocence Is Kinky

Au rang des héritières de Kate Bush cette année, on avait le choix entre le maniérisme chiant et arty de Julia Holter et celui, baroque et flamboyant, de la Norvégienne Jenny Hval sur ce deuxième album produit par John Parish. Autant vous le dire tout de suite, j’ai choisi le feu, la glace et une bonne dose de sensualité ambiguë au pays des fjords, entre liturgie chamber pop et fantasmagories électrifiées.

- 26. Pierre Lapointe - Punkt

< streaming du jour >

Dernier représentant d’une chanson francophone ambitieuse dont la poésie crue hésite entre pudeur et théâtralité, amertume et causticité, vitalité punk pop et complaintes plombées, le Québécois porte un regard ambivalent sur les maux les plus intimes de ses contemporains en nous parlant d’amour, de solitude, de sexe et d’élans réprimés avec la gourmandise et l’ironie qu’on lui connaît.

- 27. Biosexual - The Window Wants The Bedroom

< 9ème du top d’octobre >

Le trio pop dada du touche-à-touche Zac Nelson, que l’on connaît mieux pour ses expérimentations électro psyché chez Debacle ou Field Hymns, nous a régalé avec ces petites vignettes sensuelles et droguées phagocytant abstract, darwave, électronica, R’n’B d’avant-garde ou encore folklore oriental sans jamais sortir de leur bulle d’onirisme étrange et décalé.


- 28. Murray A. Lightburn - Mass:Light

< streaming du jour >

Le chanteur de The Dears flirte avec le rétro-futurisme du prog et des synthés sur ce premier album solo inégal mais souvent poignant, dont le fragile équilibre entre élégance et emphase lyrique, romantisme et spleen crépusculaire fait tout le prix.

- 29. Jay-Jay Johanson - Cockroach

Plus de 15 ans après son début de carrière, le Suédois semble avoir trouvé l’équilibre parfait entre romantisme crève-cœur (The Beginning Of The End Of Us, Laura), trip-hop aux orchestrations tourmentées (Mr Fredrikson, Forgetyounot) et post-modernisme jubilatoire (des emprunts saillants à Linda Perhacs et Sakamoto sur Orient Express aux chœurs rétro décalés de Dry Bones). Dommage qu’entre-temps tout le monde ou presque ait lâché l’affaire.

- 30. Boogie Boy Metal Mouth - Boogie Boy Metal Mouth

< streaming du jour >

Fidèles aux préoccupations abstract et harsh du label I Had An Accident, les Bostoniens Boogie Boy Metal Mouth injectent une bonne dose de noise dans les productions cradingues de leur punk-rap psyché tendance bluesy. Mention spéciale au génial Eat In Your Face, tube garage de l’année.


- 31. True Widow - Circumambulation

< 1er du top de juillet >

A la fois massif et éthéré, le shoegaze du trio texan renouvelle le genre avec brio en le perfusant de metal vaporeux à la Jesu et de post-punk neurasthénique et décharné. Un petit classique instantané.


- 32. Mice Parade - Candela

Privilégiant désormais très nettement la pop au post-rock, Mice Parade a peut-être perdu le bel équilibre qui culminait sur l’album éponyme mais le goût d’Adam Pierce pour les rythmiques en liberté et un certain folkore latin dont les mélodies ensoleillées tranchent avec des productions plus lysergiques assurent à ce disque un charme certain.

- 33. Pond - Hobo Rocket

< streaming du jour >

La meilleure partie de Tame Impala continue de creuser ce sillon rock psyché aux jams épiques et saturés que le groupe australien à succès semble avoir abandonné pour de bon au profit d’une pop 60s sirupeuse et surproduite. Merci à eux.



10 EPs



La plupart ont été commentés au gré des streamings de l’année, je me contenterai donc de combler les trous :

1. Cyrod - Reflexion & Neuvaine (avec Biscuit)

Un poil plus étrange et déstructuré et ça partait direct dans ma future sélection free/noisy/post-machin-choses que survolera justement côté EPs l’impressionnant March de Redspacerod, duo formé par Cyrille Poumerie et l’Américain Jay Echeverria. C’est dire l’équilibre atteint par le Français et son compère Biscuit du label Linge Records sur ce Neuvaine dont la synth-pop de vampires shootés au LSD déploie ses hallus mystico-décadentes avec plus ou moins de fièvre ou de béatitude.


2. The Revival Hour - The Wipeouts

3. Will Samson - Light Shadows

Pulsation deep, vapeurs dream-pop et méditations acoustiques au programme de ce nouveau joyau du musicien anglais, dont le falsetto se perd une fois de plus dans les brumes éthérées de ces pop songs léchées par un soleil voilé sous l’immensité de la voûte céleste.

4. A Light Goes Out - Finally, We Were Meant To Crash Ourselves

5. LAskA - LAskA

6. The Great Artiste - At The Bridge Of Dawn

7. Løzninger - A New Start

8. Angil And The Fucking Hiddentracks - s/t & Dotsy Dot - s/t

En plus d’épauler Dotsy Dot sur un premier EP aux allures de révélation, Mickaël Mottet a livré en pâture aux arrangements chamber jazz des Hiddentracks quatre de ses plus belles chansons, à commencer par I Need An Enemy au goove lumineux zébré de fulgurances cuivrées (et un petit contrepoint vocal à la Where Is My Mind pour la touche finale) ou le martial Ideas dont le hip-hop sur riffs rugueux multiplie les clins d’œils ludiques - à Kill The Vultures, The John Venture ou 6am pour les connaisseurs - avant de virer brass band contemporain.

9. Crystal Shipsss - Crystal Shipsss

10. Richard Kapp - Talk To The People

Ironique, touchante et facétieuse à égales mesures, la chamber pop de l’Autrichien fait une fois de plus la part belle au piano sur ce mini-album traitant des bienfaits et des préjudices de la socialisation, non sans ménager quelques incursions synthétiques ou jazzy du plus bel effet.



7 singles (d’artistes non cités)



Pas forcément mes 7 chansons préférées de l’année, donc, mais elles en font assurément partie :

- BLN - Naked (feat. Luiza Zan) [ Moldern ]


- Nick Cave & The Bad Seeds - Jubilee Street [ Push The Sky Away ]


- The Duckworth Lewis Method - The Umpire [ Sticky Wickets ]


- Fuji Kureta - Cacti


- The Polyphonic Spree - Popular By Design [ Yes, It’s True ]


- Shout Out Louds - Where You Come In [ Optica ]


- Serafina Steer - Night Before Mutiny [ The Moths Are Real ]



Articles - 04.01.2014 par RabbitInYourHeadlights
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jeudi 18 juillet 2019


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